Ce que dit l'investiture de Laurent Wauquiez sur son second mandat

Aussitôt élus, aussitôt réinstallés, ou presque. Ce vendredi, la séance d'installation du nouveau conseil régional s'est soldée avec, sans surprise, la réélection de Laurent Wauquiez. Sa liste avait réuni l'un des meilleurs scores de la droite à l'échelle française (55,17%), malgré une forte abstention. Une occasion, pour le président réélu de tenir un discours axé sur la Région, rien que la région. Avec toujours, quelques mots pour la sécurité, qu'il compte bien mettre à son programme.

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Laurent Wauquiez dans l'hémicycle avant de retrouver son siège de président. Il aura finalement été réélu, sans surprise, avec une majorité de 134 voix sur 204.
Laurent Wauquiez dans l'hémicycle avant de retrouver son siège de président. Il aura finalement été réélu, sans surprise, avec une majorité de 134 voix sur 204. (Crédits : DR Zoé Favre d'Anne)

Ce vendredi, soit seulement cinq jours après les élections, les 204 conseillers régionaux se sont réunis pour élire le futur président d'Auvergne Rhône-Alpes et installer le nouveau conseil régional. Un moment clé, même si tous les regards étaient déjà tournés vers le président sortant LR, candidat à sa réélection, et pressenti désormais comme l'un des espoirs de la droite pour la présidentielle de l'an prochain.

Tradition oblige, c'est finalement la doyenne et présidente de séance Michèle Morel (RN) qui a pris brièvement les commandes de la séance, à travers un discours introductif rappelant les termes de cette "campagne électorale sans précédent", entre crise sanitaire et taux d'abstention (qui a atteint 66,63% dans la région).

Dans ce nouveau conseil régional, le camp de Laurent Wauquiez aura néanmoins réussi à conforter fortement ses positions puisque sur les 204 conseillers,136 sièges sont attribués désormais à la droite (contre 85 lors de la précédente mandature). L'union de gauche compte désormais quant à elle 51 sièges (contre 50 lors de la précédente mandature) et le Rassemblement National, 17 (contre 31 précédemment).

Pour rappel, Laurent Wauquiez avait dépassé les prévisions fait un score de 55,17% au deuxième tour des élections régionales, malgré une abstention élevée. Soit plus de 20 points devant l'union de la gauche (EELV, PS, LFI-PC)  menée par l'écologiste Fabienne Grébert qui a récolté 33,65% des voix, et 40 points devant le RN (11,18%) mené par Andréa Kotarac.

Et même si Laurent Wauquiez disposait d'une large avance, ce sont finalement cinq candidats qui ont tenté l'ultime course à la présidence ce matin : les principales de liste du second tour, c'est-à-dire Laurent Wauquiez (LR), mais aussi Fabienne Grébert (EELV), Andréa Kotarac (RN), mais aussi Cécile Cukierman (PC), Najat Vallaud-Belkacem, pourtant rangées depuis la semaine précédente derrière la candidate Grébert.

Au termes d'un long processus de vote, c'est sans surprise Laurent Wauquiez qui a été réélu à la tête de la Région avec 134 voix, sur 204 votants. Le tout, sans suffrage nul ni vote blanc. Fabienne Grébert a quant à elle réuni 29 voix, Najat Vallaud-Belkacem, 18, Andréa Kotarac, 17 voix, et Cécile Cukierman 6.

"Mettre la Région au travail"

Longuement applaudi et acclamé après son élection, Laurent Wauquiez en a profité pour s'appuyer sur les grandes lignes de son précédent mandat, au sein d'un discours d'introduction qui se voulait cette fois centré sur la Région, rien que la Région :

"Il y a six ans, la région Auvergne Rhône-Alpes n'existait pas", a rappelé le président de Région. Se réjouissant d'avoir pu créer un lien "plus fort" entre les habitants, en contribuant lui-même à installer cette Région, issue de la loi NOTRe. "Ils ne se sont pas prononcés sur discours et promesses, mais sur le travail mené."

"Mettre la Région au travail" : une volonté en forme de devise répétée plusieurs fois dans son discours et qui commence, selon Laurent Wauquiez, par la sécurité. Une compétence qui n'est (toujours) pas du ressort de la région, mais que le président réélu souhaite toujours mettre au centre de sa politique. Quitte à la renforcer. Il estime en effet qu'il n'a "pas le droit de rester les bras croisés", et ce point lui aura d'ailleurs valu des marques de soutien au sein de hémicycle.

Il compte adopter les premières délibérations sur le sujet de la sécurité d'ici la fin du mois, ayant déjà annoncé, dès le lendemain des élections, sa volonté "d'augmenter de 30% d'ici à la fin de l'année les effectifs de police ferroviaire dans les trains et gares". Ou encore de "mettre en place un premier dispositif de reconnaissance faciale, accessible par la police nationale après réquisition", pour reconstituer le parcours des délinquants dans les transports.

Et pour la rentrée prochaine, ses deux autres grandes ambitions se trouveront du côté de la "relocalisation" et "la santé", deux thèmes qu'il souhaite mettre au coeur de son prochain mandat et qu'il compte détailler prochainement. Avec un mot également pour l'environnement : "Avant la fin de l'année, je souhaite adopter une stratégie pour qualité de l'air avec un conseiller spécialisé dédié uniquement à cette cause", s'est engagé Laurent Wauquiez.

Son discours terminé, le nouveau président a très vite repris ses marques au sein de son siège de président pour orchestrer le conseil. Un signe de continuité, comme s'il n'avait jamais vraiment quitté le navire. Ses vice-présidents devaient quant à eux être élus dans l'après-midi.

La liste des vice-présidents

La commission permanente a été ensuite élue :

  • liste PCF LFI : 6 voix, soit 2 sièges
  • liste PS PRG CE : 17 voix, soit 5 sièges
  • liste RN : 17 voix, soit 5 sièges
  • Liste Les écologistes :  28 voix, soit 9 sièges
  • Liste Laurent Wauquiez : 136 voix, soit 46 sièges

Et ensuite les vice-présidents, nommés par Laurent Wauquiez, avec de nouveaux venus, mais aussi certains ancien vp, qui changent à cette occasion de casquette :

  • Stéphanie Pernod Beaudon, 1ère vice-présidente, déléguée à l'économie
  • Nicolas Daragon, vice-président délégué aux finances, à l'administration générale et aux ressources humaines
  • Laurence Fautra, vice-présidente déléguée à la santé
  • Yannick Neuder, vice-président délégué à l'enseignement supérieur, recherche, innovation, numérique et fonds européens
  • Florence Dubessy, vice-présidente déléguée à l'éducation et aux lycées
  • Jean-Pierre Taite, vice-président délégué à l'agriculture
  • Marie-Pierre Montoro-Sadoux, vice-présidente déléguée à la jeunesse, à la famille et aux seniors
  • Renaud Pfeffer, vice-président délégué à la sécurité
  • Sylvie Fayolle, vice-présidente déléguée au tourisme
  • Philippe Meubier, vice-président délégué à l'aménagement du territoire et aux relations internationales
  • Sophie Rotkopf, vice-présidente déléguée à la culture
  • Frédéric Bonnichon, vice-président délégué à l'environnement et à l'écologie positive
  • Ségolène Guichard, vice-présidente déléguée à l'apprentissage et à la formation professionnelle
  • Frédéric Aguilera, vice-président délégué aux transports
  • Sandrine Chaix, vice-présidente déléguée à l'action sociale et au handicap

Avec quatre conseillers spéciaux :

  • Olivier Amrane, chargé de la ruralité
  • Bruno Faure, chargé de l'Auvergne
  • Gilles Chabert, chargé de la montagne
  • Eric Fournier, chargé de l'air, du climat et de l'énergie

(Avec ML)

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