Régionales 2021 : quel binôme prendra la tête de la liste écologiste en AuRA ?

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Le futur binôme qui sera élu ce samedi devrait ensuite être départagé par les instances nationales d'EELV pour que l'un de deux candidats prenne, en définitive, la tête de la liste EELV aux futures élections régionales.
Le futur binôme qui sera élu ce samedi devrait ensuite être départagé par les instances nationales d'EELV pour que l'un de deux candidats prenne, en définitive, la tête de la liste EELV aux futures élections régionales. (Crédits : ©Région Auvergne-Rhône-Alpes/MichelPérès)
A l'issue de leur appel publié le 27 août dernier, les écologistes éliront ce samedi matin le binôme, premier pas vers la constitution de la future tête de liste EELV aux élections régionales de mars 2021. Retour sur la genèse de cette liste et la présentation des six candidats, qui, de par leur implantation locale, marquent bien la volonté de représenter l'ensemble du territoire.

Après les élections municipales et métropolitaines, puis les sénatoriales ce dimanche -où la liste Unis pour le Rhône, qui rassemblait la gauche et des écologistes, a remporté trois élus sur les sept sénateurs au sein du département du Rhône-, les écologistes sont bel et bien déterminés à conquérir la Région.

Le 27 août dernier, ils entraient en campagne pour les élections régionales en lançant un "Appel pour une Région résiliente et solidaire", soutenu par Europe Écologie Les Verts, Cap 21, Génération Écologie, Générations·s et le Mouvement des Progressistes.

Autour de cet appel, les écologistes souhaitaient mobiliser les citoyens au-delà de leurs partis. Le message est clair : "Depuis 2015, la politique de la Région Auvergne Rhône-Alpes, dirigée par M. Wauquiez, aggrave les effets du changement climatique et les inégalités".

L'Appel des écologistes se positionne donc sur plusieurs grands axes : la "mobilité décarbonée" et la réouverture de lignes TER, l'autonomie alimentaire en soutenant les producteur locaux et une agriculture respectueuse, une économie tournée vers la transition écologique et la relocalisation de l'emploi, la formation, la protection de la biodiversité, l'efficacité énergétique et la non-dépendance au nucléaire, ou encore l'égalité des territoires.

Un Appel en plusieurs temps

Aujourd'hui, cet appel compte près de 3.000 signataires, membres ou non du parti EELV. Ils ont été amenés à voter la stratégie de la liste cette semaine et, dès ce samedi 3 octobre, ils désigneront un homme et une femme. Prévu à l'origine le 26 septembre dernier, ce vote a été repoussé de quelques jours en raison de problèmes techniques. Une étape qui demeure clé pour les sympathisants écologistes puisque c'est au sein de ce binôme que sera désigné ensuite la future tête de liste EELV pour la région AuRa, en vue des prochaines élections régionales.

A l'issue de ce premier vote effectué en région, le numéro 1 de la future liste sera ensuite désigné au niveau national, dans une optique de parité entre les régions. "En Auvergne Rhône Alpes, la tête de liste sera probablement une femme", avait annoncé Bruno Bernard lors d'une conférence de presse, au moment du lancement de l'Appel.

Cette démarche, qui se veut "ouverte" et participative, ne s'arrête pas là puisque tous les signataires auront la possibilité de participer aux différents groupes de travail et pourront également être amenés à intégrer la liste.

Une dizaine de groupes de travail, menés par un animateur, ont été constitués pour aborder chacun une thématique : transport et mobilité, environnement et énergie, agriculture et foncier, éducation, jeunesse et formation, tourisme et montagne, aménagement et égalité des territoires, économie, culture et relation internationales, santé, alimentation et forêt, genre et discrimination.

Qui sont les candidats ?

Trois hommes et trois femmes se présenteront ainsi ce samedi pour prendre la tête de liste. Avec, comme spécificité, des profils qui ne sont pour la plupart pas issus du "serail lyonnais", bien au contraire :

Fabienne Grebert, 55 ans, est déléguée à l'évaluation des politiques publiques à Annecy (Haute-Savoie) depuis juin dernier.  Elle est aussi conseillère régionale et participe aux commissions Environnement, développement durable et énergie et Numérique. Elle est consultante indépendante depuis 2007 pour aider les entreprises dans leur démarche de responsabilité sociétale des organisation, achats responsables, économie circulaire.

Sophie Spennato, a quinze ans d'expérience "en tant qu'agent territorial aux finances de la commune de Mions (Rhône), puis Saint-Quentin Fallavier (Nord-Isère)". Elle est engagée dans le mouvement de l'Alliance écologiste indépendante.

Maud Tavel est ingénieure territoriale et adjointe à la tranquillité publique et au temps de la ville à Grenoble (Isère). Elle se définit comme "en responsabilité publique depuis 2014, à la tête d'une administration de plus de 4 000 agent.e.s", et a piloté "des projets d'aménagement de grande envergure, à l'échelle d'un bassin de vie aujourd'hui bien placé pour devenir Capitale Verte de l'Europe en 2022".

Tahar Bouanane, 42 ans, a quant à lui été adjoint au maire de Thiers (Puy-de-Dôme) et conseiller communautaire de 2001 à 2010. Il est aussi administrateur du foyer des jeunes travailleurs de cette ville. Il est diplômé en économie sociale et solidaire et en qualité sécurité environnement.

Olivier Longeon, 53 ans, a siégé au conseil municipal de Saint-Etienne (Loire) de 2004 à 2008. De 2010 à 2015 il a été conseiller régional Rhône-Alpes. Depuis 2014, il est conseiller municipal et métropolitain à Saint-Etienne. Il a été directeur de la Frapna, devenue France Nature Environnement Loire et a participé à l'écopôle du Forez.

Grégoire Verrière, 26 ans, est engagé à la Ligue pour la Protection des Oiseaux. Il a suivi un cursus agricole et aujourd'hui il est conseiller municipal dans une commune rurale, au cœur du Parc Régional des Volcans d'Auvergne. Il s'intéresse aussi à l'apiculture et et il est Coordinateur national des Jeunes Génération.s.

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Commentaires
a écrit le 02/10/2020 à 18:11 :
Bah avec le procès que leurs font les médias en ce moment, portes paroles des propriétaires de capitaux et d'outils de production, ils vont faire profil bas, à savoir exactement ce que leur demande la classe dirigeante.

En politique et surtout en ce troisième millénaire seule l'auto gestion semble être un moyen d'avancer avec une classe dirigeante dorénavant au ras du pallier. Mais vu que ces derniers possèdent beaucoup plus que nous autres 68 millions nous sommes condamnés à leur médiocrité exponentielle.

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