Confortée par « un excellent cru »2021, BP AURA se prépare désormais à la remontée des taux immobiliers

2021 aura été une année particulièrement bénéfique pour la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes, comme l'annonçait déjà son directeur général Daniel Karyotis en avant-première à La Tribune, début mars. Tous les indicateurs sont en effet au vert : croissance, crédits, clients... Après avoir accordé jusqu'à 8 milliards d’euros de crédits sur son territoire, le réseau se prépare cependant à une hausse du taux directeur de la BCE en fin d'année. "L'ère des taux très faibles est révolue", juge son directeur général, Daniel Karyotis.

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(Crédits : Reuters)

Pour la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes, "2021 est un cru excellent ", constate Daniel Karyotis, directeur général de la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes, qui affiche une croissance de son produit net bancaire de +8%. Un PNB qui aura ainsi atteint 736,6 millions d'eu­ros en 2021.

La Banque Populaire AuRA affiche aussi 150,7 millions d'euros de résultat net, soit une augmentation de 39%. "Un résultat historiquement élevé depuis la fusion" en 2016, note Thierry Zaragoza, directeur général adjoint en charge du pôle Finances, qui rappelle que 2021 marque également la première année du plan stratégique 2021-2024 du réseau bancaire.

"Le contexte de reprise se traduit par des bons résultats commerciaux", commente Thierry Zaragoza. La Banque Populaire AuRA a aussi connu une production de crédits importantes, passant de 5,7 milliards avant la fusion, contre 8 milliards maintenant (+14%), dont 408 millions d'euros de PGE.

Côté clientèle, la Banque Populaire AuRA aura également progressé de 17.500 clients particuliers et 4.100 clients professionnels actifs.

La Banque de la transition énergétique, initiative d'épargne fléchée vers les projets de transitions énergétique, mise en place uniquement sur le périmètre de la BP AURA, aura également permis de collecter 184,9 millions d'euros fin 2021 tandis que 139,7 millions euros on été réutilisés dans les projets.

A noter qu'en février dernier, la Banque Populaire AURA avait connu un mouvement de grève, rare dans la profession, dénonçant les conditions de travail dans la profession et demandant une prime supplémentaire.

Début mars, Daniel Karyotis révélait les contours de ce qui avait été proposé aux salariés dans La Tribune :

 "Sur les 150 millions d'euros générés, 46 millions prennent la forme d'impôts, 21 millions sont versés aux sociétaires, et 33 millions (soit donc 22%) sont dévolus aux collaborateurs à travers l'intéressement et la participation ; ce dernier chiffre est substantiel, et je m'en réjouis. Au total donc, 60% du résultat incarne la redistribution ; n'est-ce pas considérable ?", affirmait le dirigeant.

23.000 PGE accordés, une reprise des entreprises en point d'interrogation

De bons résultats qui tranchent avec le contexte encore incertain qui attend cependant les entreprises clientes de la banque, entre inflation, hausse des coûts des matières premières et de l'énergie, et dont les impacts ne sont pas encore visibles dans les résultats présentés sur 2021.

"Le niveau de défaillances des entreprises reste cependant encore très faible", tempère Thierry Zaragoza.

Depuis le début de la pandémie, 23.000 PGE ont été accordés par la BP AURA, soit trois milliards d'euros. Mais concernant la reprise du tissu économique, entre la "fin" de la pandémie et le début de la guerre en Ukraine, Daniel Karyotis reste prudent :

"J'aurais eu une réponse encore différente fin février, mais pour l'instant, nous sommes dans un entre-deux. S'il n'y avait pas eu la guerre en Ukraine, je pense que la croissance en France et en région aurait été élevée en 2022".

Car après un "bon" début d'année, le directeur général du réseau pointe maintenant "l'inflation des prix des matières premières, des céréales et de la filière bois. Les entreprises qui en dépendent peuvent commencer à ressentir des difficultés, mais cela reste disparate d'un secteur à l'autre", constate-t-il.

Concernant les taux de crédits immobiliers positionnés jusqu'ici à un niveau historiquement bas, le monde du courtage avait déjà fait observé un mouvement de hausse généralisée des taux entre 0,20% et 0,40% au sein de l'ensemble des réseaux bancaires, depuis le mois de mars.

"On s'attend à une nouvelle hausse du même ordre en août", avance Thierry Zaragoza. "Et nous intégrons ces hausses dans nos barèmes, comme un boulanger indexe sa farine."

"Les taux ont été très faibles et il faut désormais se réhabituer. L'ère des taux très faibles est révolue", commente Daniel Karyotis.

La BP AURA s'attend également à une hausse du taux directeur de la BCE en fin d'année, sans évoquer pour l'heure d'impacts significatifs sur ses prévisions 2022.

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