Hydrogène : comment le plan de relance pourrait faire accélérer la filière auralpine

 |  | 1615 mots
Lecture 9 min.
Du côté des constructeurs, ce plan de relance pourrait en effet contribuer à accélérer la commercialisation des véhicules issus de la filière française et d'engager la massification des productions.
Du côté des constructeurs, "ce plan de relance pourrait en effet contribuer à accélérer la commercialisation des véhicules issus de la filière française et d'engager la massification des productions". (Crédits : DR)
LA CONQUETE HYDROGENE, épisode 2. Engagés sur la filière hydrogène ("H2") depuis une quinzaine d’années, à travers plusieurs projets expérimentaux mêlant recherche académique et secteur privé, les acteurs de la région Auvergne Rhône-Alpes veulent eux aussi leur part du gâteau du plan hydrogène de 7,2 milliards annoncé par le gouvernement. Ils comptent bien s’appuyer pour cela sur cette enveloppe pour conserver une longueur d’avance et adresser les défis qui demeurent, aux portes de l’industrialisation.

Après s'être engagés sur deux projets expérimentaux (HyWay et désormais Zero Emission Valley) à l'échelle de leur territoire, les acteurs auralpins de la filière hydrogène veulent aller plus loin. Leur objectif : se placer demain au sein du futur mix énergétique comme une solution concrète et « scalable », aux côtés des batteries électriques, en vue de rediriger notamment les usages de mobilité lourde et semi-lourde vers l'hydrogène.

Et même si la filière peut désormais compter sur une quinzaine d'années de développement, au cœur d'une vallée située entre les villes de Chambéry, Grenoble et Lyon -qui regroupe à elle seule près de 80% des acteurs bleu-blanc-rouge de l''hydrogène-, 2021 pourrait être encore synonyme de plusieurs enjeux à relever, pour une filière qui attendait son heure depuis plusieurs mois.

« Le programme France Relance arrive sur les recommandations issues des travaux qui se sont déroulés au sein de la filière hydrogène. C'était le bon moment, où tout le monde se disait qu'il fallait justement passer à l'étape supérieure », traduit Elisabeth Logeais, déléguée générale du pôle de compétitivité de la transition énergétique en AuRA, Tenerrdis et également déléguée régionale de France Hydrogène, à l'origine de ces travaux.

« Il est certain que l'année 2020 aura été une année d'accélération pour le secteur de l'hydrogène », résume Philippe Rosier, président de Symbio, « puisqu'il s'agit d'une solution qui permet de décarboner certains secteurs, comme la mobilité ou l'industrie, qui ont du mal à aller plus loin aujourd'hui dans leurs objectifs, mais aussi de miser une technologie où l'Europe et notamment la France est très bien positionnée ».

Avec, pour commencer, un défi de passage à l'échelle d'une production jusqu'ici réalisée en laboratoire ou en petite série, que plusieurs projets comme Genvia ou Symbio s'apprêtent à relever, en ayant annoncé la...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :