"Je crois davantage à une localisation de la production" (Medef AuRA)

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Parmi les tendances de l'après-crise, Jean-Luc Raunicher note une accélération de la digitalisation au sein des entreprises auralpines, qui se traduit par 10.000 postes à pouvoir aujourd'hui dans le domaine du numérique.
Parmi les tendances de l'après-crise, Jean-Luc Raunicher note une accélération de la digitalisation au sein des entreprises auralpines, qui se traduit par 10.000 postes à pouvoir aujourd'hui dans le domaine du numérique. (Crédits : Medef 74)
LA RENTREE DE ... Jean-Luc Raunicher, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes et dirigeant du fabricant savoyard de mobilier pour l'industrie Promedif, revient sur une année de crise inédite. Moral des chefs d'entreprises, plan de relance, transformation digitale des organisations ou encore campagne de vaccination... S’il souhaite déjà penser à "l’après-crise", il met en garde l’exécutif sur les conséquences sociales d’une gestion uniquement "prudentielle" de cet épisode.

LA TRIBUNE AUVERGNE RHONE- ALPES - Courant janvier, il est encore l'heure du bilan de cette année inédite que nous venons de traverser. Après les craintes nourries au cours des derniers mois pour l'avenir des entreprises régionales, quel est finalement, à l'aube de cette nouvelle année, le premier bilan que vous dressez de la situation économique ? La région Auvergne Rhône-Alpes fait-elle finalement partie des plus touchées, de par son tissu industriel ?

JEAN LUC RAUNICHER - "Nous sommes la seconde économie régionale, et aussi la première région industrielle de France. À ce titre, beaucoup de nos entreprises ont été frappées par la crise, comme celles de l'aéronautique, tandis que d'autres secteurs d'activité comme la chimie ou la pharmacie, ou encore l'agroalimentaire ou l'énergie s'en sont mieux sortis. Il ne faut pas oublier que nous sommes aussi la première région énergéticienne de France, voire même d'Europe.

L'environnement que nous connaissons est encore très contrasté. Au final, nous connaissons une perte d'activité qui devrait être le reflet de la baisse du PIB national, de l'ordre de -8 à -10 % en moyenne. C'est malheureusement bien pire pour les entreprises qui subissent de plein fouet les fermetures administratives ou bien la mise en place du couvre-feu, comme l'hôtellerie, la restauration, l'événementiel et les domaines skiables..."

Les aides ont-elles finalement été à la hauteur des attentes des chefs d'entreprise ?

"On peut dire que les pouvoirs publics et les banques ont mis en place des dispositifs extrêmement massifs afin de soutenir les entreprises durant cette crise. Ils continuent d'ailleurs à le faire, à l'instar du PGE, dont les modalités de remboursement sont assouplies. Tout le monde a été au rendez-vous. Le MEDEF Auvergne-Rhône Alpes est mobilisé depuis le 1er jour afin d'accompagner les entreprises de notre région."

On a beaucoup parlé de la perspective d'un mur de dettes faisant face aux entreprises : celui-ci s'éloigne-t-il progressivement ?

"Beaucoup d'entreprises, environ 650.000 à l'échelon national, ont eu recours au PGE, pour près de 130 milliards d'euros. Avec plusieurs cas de figure là encore puisque certaines en avaient un réel besoin, tandis que d'autres l'ont fait par prudence car il s'agissait alors d'un saut dans l'inconnu.

Le problème se pose pour les entreprises les plus fragiles, qui ont déjà consommé...

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