Aledia et ses nanofils lumineux lèvent 80 millions d’euros

Elle prévoyait son tour de table depuis quelques mois, et la crise sanitaire n’y aura pas fait obstacle… La jeune pousse grenobloise Aledia, qui planche sur le développement d’une nouvelle génération de LEDs, annonce la clôture d’un financement de 80 millions d’euros en série D. Une première étape qui devrait bientôt être suivie de deux nouvelles tranches, pour un montant global de 120 millions d’euros. Avec un objectif : financer l’installation d’un site de production au sein de la métropole grenobloise.

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(Crédits : Avavian CEA)

Aledia n'aura pas chômé au cours des dernières semaines. Bien qu'elle se trouve toujours en finalisation du développement d'une nouvelle technologie disruptive pour écrans utilisant de nouvelles générations de LEDs, la spin-off du CEA Leti vient de compléter en parallèle la première tranche d'un financement de 120 millions d'euros en série D, soit 80 millions d'euros.

Avec, comme principal investisseur de ce tour de table, le fonds SPI, géré par Bpifrance pour le compte de l'Etat dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA), qui est également accompagné de la majorité des investisseurs stratégiques historiques d'Aledia, dont le fonds américain Intel Capital.

Depuis 2013, la deeptech avait déjà levé près de 80 millions d'euros à travers plusieurs opérations - un montant qu'elle n'estimait alors qu'au tiers de la somme nécessaire à terme -, auprès des fonds de deeptech (Braemar Energy Ventures, Demeter Partners, Sofinnova Partners et CEA Investissement), ainsi que des groupes Ikea, Valeo et du fonds Intel capital.

Objectif : 120 millions d'euros levés

Cette nouvelle étape, qui devrait être suivie de deux nouvelles tranches  dans l'année à venir pour un montant global de 120 millions d'euros, vise ainsi à servir à nourrir le projet industriel d'Aledia.

Le concepteur de microLEDs avait en effet annoncé, il y a quelques mois, sa volonté d'installer, au sud de l'agglomération grenobloise, sa première usine de production de nanofils lumineux d'ici deux ans. Avec, au programme, au moins 40 millions d'euros d'investissements, ainsi que la création de 550 emplois à l'horizon 2025 pour un site de 5 000 à 10 000 m² qui se situera sur la commune de Champagnier (38). La jeune pousse avait déjà posé ses valises en novembre dernier, sur un site de R&D à Echirolles, dans la banlieue grenobloise.

Dans un tel contexte, les deux nouvelles opérations programmées d'ici l'an prochain pour atteindre une enveloppe globale de 120 millions d'euros devraient ainsi l'y aider.

Un marché mondial

Fondée en 2012, Aledia développe une nouvelle génération de LEDs basée sur des microfils brevetés (WireLED) à partir de substrats en silicium, avec lesquels elle ambitionne de conquérir plusieurs marchés de masse : ordinateurs portables, tablettes, smartphones, montres intelligentes, lunettes à réalité augmentée et grands téléviseurs...

"Le marché des écrans, qui représente 120 milliards de dollars par an, va connaître un tournant majeur, car la technologie microLED remplacera progressivement les technologies traditionnelles LCD et OLED", a déclaré Giorgio Anania, pdg et cofondateur d'Aledia.

La deeptech, qui devient ainsi la première startup française avec ses 197 familles de brevets déposées, vise ainsi à prendre un leadership mondial dès son lancement.

"Nous attaquons le marché de l'affichage, où le changement de génération des écrans et les ruptures technologiques à venir nous permettent de figurer parmi les premiers face à des concurrents américains ou asiatiques", confirmait dans nos colonnes Giorgio Anania. Il se fixait alors un autre objectif : lancer ses premières technologies sur le marché d'ici la fin 2021.

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