Tessi tire un premier bilan positif de son accélérateur Pépites Shaker

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(Crédits : istock)
Spécialisé dans les activités de flux de documents et de moyens de paiement, le grenoblois Tessi accueille désormais près de 40 jeunes pousses dans son accélérateur européen de startups, Pépites Shaker.

Présent dans plus de 13 pays en Europe, le groupe Tessi (9 473 collaborateurs, 427,8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018) collabore désormais avec une quarantaine de jeunes pousses françaises et espagnoles issues de son programme Pépites Shaker.

Lancé il y a un an pour prendre, en amont, le pouls des évolutions de son industrie, on y trouve RogerVoice, qui développe une technologie rendant accessible aux sourds et malentendants les services clients, Golem.ai, une intelligence artificielle de compréhension du langage humain, ou encore l'espagnol Kolokium, qui propose des solutions de blockchain sur mesure.

"Nous nous trouvons aujourd'hui dans un monde digital, mais l'essentiel de nos business étaient encore portés par le papier. Si nous ne commencions pas à travailler sur l'avenir de nos activités, nous risquions de manquer un virage dans une industrie qui avance très rapidement. Nous devions trouver quelque chose qui nous permette d'innover et de transformer notre vision. Même de grands leaders, comme Nokia, Kodak ou Blackberry par exemple, ont pu disparaître complètement par manque de vision. Nous avons donc créé ce programme d'accélération qui vise à trouver des pépites et à évoluer avec elles", explique Emmanuelle Ertel, directrice de la stratégie innovation digitale du groupe Tessi.

Des opportunités de business

Au lieu de proposer un parcours type, Tessi voit surtout son accélérateur comme une occasion de développer de nouvelles opportunités de business.

"On sait que les jeunes pousses n'ont pas le temps pour intégrer un parcours en tant que tel. On va donc leur proposer plutôt de participer à des événements (after work, etc) où elles pourront pitcher devant nos commerciaux ou nos clients", affiche Emmanuelle Ertel.

En un an, les 40 pépites ont ainsi pu participer à cinq événements de networking, tandis que dix nouveaux rendez-vous sont prévus en 2019.

Avec, à l'issue, plusieurs options :

"Nous ne demandons pas d'exclusivité ni de période d'engagement précise. Nous sommes dans une approche bienveillante qui vise à leur proposer une sortie simple, en nous alliant uniquement au travers d'un engagement moral pour trouver ensemble des leviers de business", dit Emmanuelle Ertel.

Le groupe ne s'interdit pas de réaliser des acquisitions lorsque cela se révèle pertinent, même s'il rappelle que ce n'est pas l'objectif premier.

"L'expérience montre aussi qu'il existe peu de réussite dans un grand groupe où les start-ups sont devenues ce qu'elles auraient pu être si elles n'avaient pas été intégrées. L'objectif était déjà de leur permettre de se rencontrer", poursuit-elle.

Un dispositif peu coûteux

Le groupe tire, sans pour autant avancer de chiffres, un premier bilan positif de cette expérience.

"Pépites Shaker nous a permis d'améliorer notre notoriété en matière d'innovation et de valoriser notre image de marque, de proposer à nos clients des services complémentaires et de nous apporter différentes façons de travailler", précise Emmanuelle Ertel.

Un accélérateur qui booste donc les mises en relation, sans pour autant être lourd ou trop coûteux pour le groupe. Car le programme, directement rattaché à la direction générale, bénéficie surtout de l'attribution de deux ressources consacrées à son animation (dont le budget n'a pas été communiqué).

"Nous essayons en contrepartie de vendre également certaines prestations, comme des événements d'innovations où nos startups peuvent également intervenir, ce qui amène une dynamique commerciale", conclut-elle.

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