Medtech : UroMems déploie ses ailes avec une nouvelle levée de fonds de 16 millions d’euros

 |  | 521 mots
Lecture 3 min.
(Crédits : DR)
La medtech grenobloise, qui développe un dispositif médical implantable destiné aux patients atteints d'incontinence urinaire d’effort, vient de boucler une seconde levée de fonds de 16 millions d’euros. Une étape clé afin de lui permettre d’accélérer la mise en marché de son sphincter urinaire artificiel électronique, qui représente une première mondiale dans son domaine.

Une startup qui ne connait pas la crise : le grenoblois UroMems, spécialisé dans la conception d'un dispositif médical visant à compenser l'incontinence urinaire d'effort, a finalisé récemment un nouveau tour de table de 16 millions d'euros.

Cette levée, de série B, a été conduite par le fonds autrichien Hil-Invent, ainsi que de la société de gestion Financière Arbevel, a été complétée par les investisseurs historiques d'UroMems.

Depuis sa création, UroMems avait déjà bouclé une première levée de 12 millions d'euros en novembre 2016, auprès des fonds Wellington Partners, Bpifrance, Cita Investissement, Supernova Invest et b-to-v Partners ainsi que des fondateurs de la société.

Cette nouvelle étape, annoncée cette semaine, devrait permettre à l'isérois d'achever les études précliniques en cours et de lancer de premiers essais cliniques auprès de patients souffrant d'incontinence urinaire d'effort.

200 millions de patients visés

Fondée en 2011 par le Pr. Pierre Mozer, Hamid Lamraoui et Stéphane Lavallée, la medtech grenobloise de 28 salariés développe un dispositif médical implantable actif, qui vise à compenser l'insuffisance sphinctérienne pour traiter les patients souffrant d'incontinence urinaire d'effort.

Un domaine où la société grenobloise avait constaté "des besoins cliniques insatisfaits, non seulement pour leur prépondérance, mais aussi pour leur impact négatif sur la qualité de vie des patients".

L'incontinence urinaire d'effort serait en effet une pathologie très répandue : selon des chiffres de la National Association for Incontinence, environ 200 millions de patients souffrent d'incontinence dans le monde. 75 à 80 % sont des femmes et la majorité d'entre elles souffrent plus précisément d'incontinence urinaire d'effort, dûe à une insuffisance sphinctérienne.

"Le produit d'UroMems vise à répondre à un besoin majeur non satisfait sur un marché estimé à plus 2 milliards de dollars par an", précise la société, par voie de communiqué, sans préciser précisément le périmètre de ce marché.

Une première dans son domaine

Le Pr Pierre Mozer, co-fondateur de UroMems et chirurgien urologue à la Pitié Salpêtrière, précise que cette pathologie "a un impact majeur sur la qualité de vie des patients et est actuellement traitée par des produits qui n'ont pas connu de progrès significatifs depuis plusieurs décennies".

Pour y remédier, le sphincter urinaire artificiel électronique (eAUS) d'UroMems, utilise des technologies issues du domaine des logiciels embarqués et des microtechnologies afin de "surmonter les limites des solutions actuelles en optimisant la sécurité et la performance, la qualité de vie du patient et l'usage par le chirurgien".

Protégé par plus de 80 brevets, il a permis à la société grenobloise de remporter, en octobre dernier, le Prix Galien Med'Start-Up remis par la Fondation Galien et Business France, récompensant la meilleure collaboration franco-américaine dans le secteur des technologies médicales. UroMems a en effet collaboré avec le plus grand hôpital universitaire des Etats-Unis, la Mayo Clinic College of Medicine and Science de Rochester (Minnesota), sur la préparation d'une étude clinique préalable à la mise sur le marché de son dispositif médical eAUS.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :