La Compagnie rotative, l'incubateur qui veut fabriquer l'information de demain

Filiale de Centre France La Montagne, l'incubateur La Compagnie Rotative permettra au Groupe d'accompagner et d'attirer dans son giron les startups qui créent la presse de demain. A terme, il ne s'interdit pas d'entrer au capital des plus prometteuses.

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Raphael Poughon et Quentin Jaud : les bobines de La Compagnie Rotative
Raphael Poughon et Quentin Jaud : les bobines de La Compagnie Rotative (Crédits : DR)

"Startups, imprimez une nouvelle page de l'histoire", harangue le site de La Compagnie Rotative, tout nouvel incubateur de startups dans le paysage Auvergnat. A la manœuvre de ce nouvel outil, filiale du Groupe Centre France : Raphaël Poughon, l'ancien présentateur du JT de Clermont Première. Mobilisé sur la mutation des médias de proximité pour Centre-France La Montagne, il est chargé d'animer le medialab du groupe, mais pas seulement.

"Nous avons besoin de nous ouvrir sur l'extérieur, c'est ce qui nous permet de nourrir notre offre de service, d'avoir des points de vue différents", estime Raphaël Poughon.

Stratégie de transformation

La recherche et développement de Centre France opère ainsi sa mue pour devenir incubateur. Depuis plusieurs années, quelques salariés sont chargés de la transformation digitale du groupe, chapeauté par le Lab Centre France. A son actif : un Journocamp en Auvergne, avec des journalistes d'autres titres et un Médiackathon avec des développeurs, designers et graphistes du territoire.

La Compagnie Rotative cherche à inscrire le groupe centenaire dans l'avenir et ainsi contribuer à sa transformation.

"La Compagnie Rotative est à la confluence de la nouvelle économie, du groupe traditionnel et des citoyens lecteurs. C'est un pas de plus pour appuyer le plan stratégique interne : lecteurs d'abord", explique Raphael Poughon.

Le budget global n'est pas annoncé, mais l'opération démarre grâce à un appel à projet du ministère de la Culture auquel le Groupe Centre France a répondu l'an dernier, pour lequel il a décroché 200 000 euros.

Nouvelles formes de proximité

La Compagnie Rotative entends recruter des startups qui s'intéressent à l'information, mais aussi à tout ce qui lui est périphérique. Elle ouvre, jusqu'au 27 janvier, un appel à startups.

"4 à 6 d'entre elles seront accompagnées. Il y aura un coaching hebdomadaire pendant 9 mois et des points d'étape importants tous les 3 mois. L'hébergement dans nos locaux est proposé, mais il n'est pas indispensable. Les projets peuvent concerner toute la zone du groupe, voir toute la France. Il faut que les projets créent du lien avec les gens. Nous cherchons à redonner du sens à une proximité diluée, à relancer le dialogue avec les acteurs de nos territoires. La communication, le commerce, le service sont concernés. Comment mieux monétiser les contenus, faciliter leur création et leur distribution ? Comment personnaliser l'offre ? Comment développer des services de proximité, repenser le dernier kilomètre en zone péri-urbaine, mieux connaître et échanger avec les clients ? Comment le e-commerce peut renforcer le local ?", interroge Raphaël Poughon.

Épaulé par Quentin Jaud, startups manager, les deux animateurs vont accompagner la cuisine interne d'entreprises innovantes dans tous ces domaines. "Les thématiques sur lesquelles nous allons travailler ensemble sont issues des besoins de nos métiers, des problématiques concrètes du terrain : valoriser les contenus locaux, développer les services de proximité et provoquer l'échange."

Mais il ne s'agit pas d'une démarche à sens unique : "Le Groupe Centre France mobilisera les ressources humaines et matérielles nécessaires, en interne comme en externe. Il ne s'agit pas d'attendre des retours uniquement des startups", poursuit-il.

Après la phase d'incubation et de pré-accélération, les startups seront redirigés vers l'écosystème régional.

"Nous allons travailler avec Le Bivouac, le Damier, Busi, CoCoShaker, Catapulte à Aurillac, l'Innovation Week , Le Connecteur, Atos, Human Booster ...", égrène-t-il.

L'idée globale n'est pas "de gagner de l'argent avec ce projet". Mais à l'issue du processus, Centre France ne s'interdit pas d'entrer au capital des entreprises repérées comme prometteuses.

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