A deux ans de sa livraison, To-Lyon devrait être la dernière tour de la "skyline lyonnaise" d'ici 2026

Elle devrait être la dernière tour à s'ériger dans la skyline lyonnaise sous le mandat de la municipalité et de la métropole écologistes, qui souhaitent réduire l'artificialisation de ce quartier d'affaires. A deux ans de sa livraison, 73% de la surface de la future tour To-Lyon engagée par le promoteur Vinci est déjà occupée. Le signe d'un engouement cependant toujours présent pour le second quartier tertiaire français que représente la Part-Dieu, pour un projet qui inclut également le renouvellement des abords de la gare SNCF.

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La Tour To-Lyon, lancée en 2019, sera la dernière grande tour à sortir de terre à l'échelle du mandat actuel dans le quartier d'affaires de la Part-Dieu, qui est devenu en 40 ans le deuxième pôle tertiaire français avec 2.500 entreprises et 60.000 salariés.
La Tour To-Lyon, lancée en 2019, sera la dernière grande tour à sortir de terre à l'échelle du mandat actuel dans le quartier d'affaires de la Part-Dieu, qui est devenu en 40 ans le deuxième pôle tertiaire français avec 2.500 entreprises et 60.000 salariés. (Crédits : DR Vinci)

Après Silex 2, To-Lyon sera la dernière tour du quartier Part-Dieu à sortir de terre d'ici 2026. Car depuis leur arrivée, les exécutifs EELV de la métropole et de la ville de Lyon conduits par Bruno Bernard et Grégory Doucet veulent tenir leur promesse de réduire la bétonnisation et l'artificialisation du quartier d'affaires Lyon Part-Dieu.

Ils avaient déjà indiqué qu'ils ne partagaient pas le projet de l'ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, quant à la création d'une "skyline" lyonnaise, composée de plusieurs tours élevées et Grégory Doucet, qui a pris en 2020 la tête de l'outil chargé du développement de ce quartier, la SPL Part-Dieu, avait déjà explicité qu'il souhaitait lui insuffler une nouvelle direction. "La Part-Dieu ne sera plus seulement un quartier d'affaires, mais un quartier à vivre avec des parcs, des logements, des voies cyclables", avait-il déclaré dès l'an dernier.

Avec plus de 2.500 entreprises et 60.000 salariés, Lyon Part-Dieu est devenu en 40 ans le deuxième pôle tertiaire français et souhaite donc, avec son nouvel exécutif, "se réinventer autour d'un immobilier tertiaire plus durable et flexible, avec un écosystème vivant et diversifié", affiche la SPL.

Lancé en 2019, le projet de To-Lyon devrait donc être le dernier grand projet emblématique à sortir de terre sur ce secteur, à l'échelle du mandat actuel. "Toutes les tours de grande hauteur permettent de dégager des surfaces au sol, au niveau des piétons, afin de réaliser des aménagements urbains de qualité et notamment paysagers. La densification de la tour To-Lyon aura à ce titre permis d'agrandir et d'élargir la place Béraudier au profit des usagers, et de réaliser dans le même temps la percée de la Rue Bouchu. Cette densification trouve surtout sa justification à proximité des lignes de transport en communs fortes", commente Stéphane Reymond, directeur général adjoint de l'immobilier résidentiel et des régions Vinci Immobilier, quant à l'arrêt de la poursuite de la "skyline" lyonnaise.

Avec une livraison prévue courant 2023, sa tour To-Lyon, haute de 170 mètres, accueillera notamment des bureaux (66.000 m2), des commerces (3.500 m2) ainsi un hôtel quatre étoiles (10.500 m2) sur une surface totale de 80.0000 m2. Un projet qui se chiffre à 600 millions d'euros d'investissements.

To Lyon "est la pièce maîtresse de l'ambition de redessiner le quartier Part-Dieu, d'après Stéphane Reymond, directeur général adjoint de l'immobilier résidentiel et des régions Vinci Immobilier. Elle marque une volonté dès 2010 de rompre avec l'urbanisme de dalle des années 60".

Après la démolition des bâtiments, qui a démarré en 2019, 15 étages de la tour To-Lyon ont déjà été construits, sur un total de 43 étages.

Rendre l'espace aux piétons, dans un chantier XXL

Le chantier de la tour est mené à en même temps que celui de la place basse et de la place haute, conçus pour "libérer de l'espace au sol et rendre la place Béraudier aux piétons" selon les mots de Patrick Supiot, directeur général Immobilier d'entreprise Vinci Immobilier.

La place basse accueillera un accès métro, un parking voiture de 1.100 places sur trois étages, un parking vélos de 1.500 places des accès accès taxis et livraisons libérant ainsi la place haute et la rendant plus "circulable". Aussi, tous les niveaux de livraison pour la gare et la tour se feront aussi en infrastructure. La place basse devrait être livrée quant à elle en 2024.

"Aucun flux technique n'aura plus lieu en surface", s'engage Patrick Supiot, qui précise que les taxis seront eux aussi intégrés en sous-sol.

Les accès de cette nouvelle tour, à partir de la rue Dr. Bouchut, devraient aussi devenir  une voie verte, comme l'avait annoncé Grégory Doucet lors de l'inauguration du bâtiment Orange.

Actuellement, 350 personnes travaillent sur ce chantier, avec des pics allant jusqu'à environ 800 travailleurs en période de grande activité puisque les chantiers de la tour, mais aussi du parking, de l'extension de la gare Part-Dieu et des places hautes et basses sont tous menés conjointement par Vinci Construction. "C'est une organisation qui est militaire", affirme Denis Planus, directeur de projet Vinci Construction France.

Un immeuble tertiaire prisé

Vinci Immobilier se pose comme le promoteur de l'ensemble de l'opération, tandis que place basse a été vendue à la SPL Part-Dieu et les trois niveaux de parkings, à Lyon Parc Auto (LPA). Le maître d'ouvrage demeure Vinci Construction, tandis qu'Apicil est investisseur à 60% de To-Lyon, et Vinci Immobilier, pour l'heure à 40%.

La commercialisation des bureaux et espaces commerciaux a déjà commencé, avec un taux qui atteint 73%, deux ans avant sa sortie de terre. Avec, parmi les locataires, le groupe Apicil, EDF et le groupe Regus, avec sa marque Spaces, qui prévoit d'ailleurs de faire un espace de 10.000 m2 de coworking. Selon Vinci, ce niveau jugé élevé de commercialisation témoigne "de l'engouement toujours persistant du secteur tertiaire pour le quartier Part-Dieu".

Dans la Métropole, Vinci Immobilier mène aussi d'autres projets : "Nous développons quatre opérations de bureaux à Villeurbanne pour environ 20.000 m². Deux d'entre elles, BE Flex et Courteline, ont été lancées en travaux en novembre. Une opération de 5.000 m² dans le 6ème arrondissement de Lyon va être mise en route mi-2022, ainsi qu'une opération de plus de 20.000 m² d'activités à Villeurbanne", ajoute Stéphane Reymond.

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