Malgré le Covid, Walibi Rhône-Alpes poursuit son ambitieux plan de transformation

Série d'été [Parcs en AURA, le renouveau #2]. Covid-19 ou non, le parc Walibi Rhône-Alpes était engagé depuis 2015 dans un grand plan de transformation, qui doit se matérialiser par la création de trois grandes zones au sein du parc de 35 hectares situé en Nord-Isère, sur la commune des Avenières. Malgré le pass sanitaire, la structure espère bien réaliser un meilleur été que l’an dernier, et s’est déjà outillée pour accueillir les vacanciers.

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Depuis près de 5 ans, le parc a amorcé un grand plan d'investissements de 32 millions d'euros échelonné jusqu'en 2024
Depuis près de 5 ans, le parc a amorcé un grand plan d'investissements de 32 millions d'euros échelonné jusqu'en 2024 (Crédits : DR/Walibi)

Depuis sa création en 1979, le parc Walibi Rhône-Alpes s'est taillé une place au sein de l'univers assez select des parcs d'attractions français, avec sa mascotte, le kangourou, qui a su traverser les époques.

Mais après un changement de nom en 1989 (actant ainsi le passage d'Avenir Land à la marque Walibi), c'est désormais depuis 2015 que le parc auralpin a amorcé l'un de ses plus grands tournants. Car Covid-19 ou non, il était décidé à conforter sa place dans le cœur des habitants de sa région -qui représentent près de 80% de ses visiteurs-, avec un objectif : demeurer attractif et passer d'un parc d'attractions à un parc à thèmes, "avec une identité forte et singulière".

"Les visiteurs ne consomment plus les attractions les unes après les autres et souhaitent avant tout se balader au sein du parc, qui fait tout de même 35 hectares, avec une belle part réservée aux espaces verts", observe Thomas Mondon, directeur marketing et ventes de Walibi Rhône-Alpes.

Résultat ? Depuis près de 5 ans, le parc a donc amorcé un premier virage qui se matérialise par un grand plan d'investissements de 32 millions d'euros, pensé pour s'échelonner jusqu'en 2024, les trois quarts de cette somme ayant déjà été engagée.

Onze nouvelles attractions en l'espace de cinq ans

"On a déjà observé que les investissements se sont traduits rapidement par une croissance de la fréquentation et une augmentation de la satisfaction, ce qui n'est pas toujours évident à première vue car ces deux facteurs ne vont pas toujours de pair. Nous avons également renforcé notre positionnement auprès de la clientèle de jeunes adultes, hors familles", affiche Thomas Mondon.

En 2019, à l'aube de la crise sanitaire, le parc auralpin signait un exercice record de 530.000 visiteurs annuels -au sein de sa période d'ouverture comprise entre avril et novembre-, boosté par l'arrivée de onze nouvelles attractions en l'espace de cinq ans, qui ont, selon sa direction, contribué à son attractivité.

Mais pas uniquement : "car aujourd'hui, les visiteurs ne recherchent plus seulement des attractions, mais avant tout de faire un break et de lâcher prise avec leur quotidien, tout en étant dépaysés", glisse son directeur marketing. Car si les attractions demeurent l'un des socles d'un parc comme Walibi, ils ne représentent, en temps cumulée dans la journée, pas l'essentiel du temps passé par les visiteurs sur le site.

C'est pourquoi le parc a multiplié les univers thématisés et les lieux de convivialité, comme ses restaurants et ses snacks, devenus bien plus qu'un point de restauration.

"Un tiers de l'enveloppe d'investissements annoncés servent à développer de nouveaux univers, avec la création de thématiques immersives avec un fil rouge assumé désormais autour du thème du voyage", annonce Thomas Mondon.

80% du parc déjà été intégralement remodelé

Au démarrage de cette saison 2021, certes à nouveau en plein Covid, Walibi espère déjà faire mieux que l'an dernier, où les restrictions sanitaires ont mené à une chute de sa fréquentation de près de 50% par rapport à l'année précédente, soit 300.000 visiteurs.

Car malgré l'arrivée du pass sanitaire imposé par le gouvernement à compter du 21 juillet, Walibi dispose tout de même de certains voyants au vert : "Nous avons finalisé deux des trois zones thématiques prévues dans notre plan de transformation."

Soit une première zone d'aventurier-explorateur, afin de faire voyager ses visiteurs dans l'univers nord-américain des trappeurs, bucherons et chercheurs d'or, et une seconde, Festival city, plutôt axée sur une ambiance positionnée entre Brésil, Mexique et Louisiane. "Nous avons notamment créé un débarcadère du style Nouvelle Orléans, ainsi qu'un snack nommé le Jazz Sugar club, avec une ambiance plus intimiste", ajoute Thomas Mondon.

Ce qui veut dire que 80% du parc a déjà été intégralement remodelé. "Il ne nous reste plus qu'une troisième zone, dont la thématique Exotic island a déjà été dévoilée, qui sera dédiée à l'univers de la Polynésie et des îles. Les travaux devraient quant à eux commercer cette fin d'année et remplacer l'actuelle zone aqualudique", annonce le directeur marketing.

Son positionnement en faveur d'une accessibilité forte pour les enfants demeure : selon Thomas Mondon, 75% de ses attractions sont accessibles aux enfants mesurant au moins 90 cm, soit âgés d'environ 3 ans.

Dès le 21 juillet, le cap du pass sanitaire

Et même si le parc n'a pu ouvrir cette année encore que le 9 juin (au lieu du mois d'avril habituellement) -perdant ainsi -30% de sa fréquentation réalisée traditionnellement sur le début de saison-, il observe que la fréquentation de ce début d'été est déjà meilleure que celle de 2020. Et ce, même si elle demeure inférieure à ce stade de -10% par rapport au volume habituel.

"Nous amorçons le 21 juillet une nouvelle phase avec l'instauration du pass sanitaire pour les plus de 18 ans. Nous avons déjà reçu beaucoup de demandes d'informations à ce sujet des visiteurs", affiche son directeur marketing. Bien qu'il anticipe nécessairement une chute de sa fréquentation en raison de ces nouvelles mesures, difficile de chiffrer pour l'heure leur impact.

Afin de le réduire au maximum, Walibi informe sur les différentes façons d'appliquer ce pass sanitaire (tests de moins de 48h et certificat de rétablissement Covid compris), et a même développé un partenariat avec un prestataire de tests externe, qui s'installera sur son parking cet été afin de proposer une solution de repli (payante) aux visiteurs, dont le pass sanitaire ne serait pas valide ou oublié.

De son côté, le parc a équipé son personnel de smartphones capables de lire le pass sanitaire et a procédé à l'ensemble de ses recrutements habituels (soit environ 400 contrats saisonniers à l'échelle de l'été). "Ce chiffre est même légèrement supérieur afin de nous permettre d'organiser les contrôles supplémentaires nécessaires", explique Thomas Mondon.

Du côté des files d'attentes, des contrôles du pass sanitaire seront réalisés, en amont des contrôles de sécurité et de la vérification des billets, à travers deux files qui seront installées sur l'esplanade, menant aux parkings. "Le maître-mot de cet été sera l'agilité, nous savons qu'il nous faudra continuer nous adapter."

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