Élections CCI métropolitaine : les syndicats patronaux unis

Une seule liste devrait être en lice pour les élections de la CCI métropolitaine Lyon-Saint-Etienne-Roanne, suite à un accord trouvé entre les deux syndicats patronaux (Medef, CGPME). Unifiés, ils veulent notamment mettre l'accent sur l'internationalisation des entreprises du territoire.
(Crédits : DR)

Six ans après les dernières élections des chambres consulaires, les deux syndicats patronaux locaux - la CGPME et le Medef, ont cette fois-ci décidé de jouer collectif sur le territoire. Ainsi du 20 octobre au 2 novembre 2016 - période du scrutin -, la CGPME du Rhône et de la Loire, les antennes Loire Nord -Roanne et Lyon-Rhône du Medef se sont unies sur une liste unique, avec à sa tête l'actuel président de la chambre consulaire métropolitaine, Emmanuel Imberton.

Ces élections prendront place dans un périmètre changé, suite à la création de la CCI métropolitaine regroupant celles de Lyon - Saint-Etienne et Roanne.

Recentrage

"Dans le contexte actuel, nous avons une lourde responsabilité. Nous devions montrer un front patronal uni. Autre facteur, le changement structurel marqué par la création de la CCI métropolitaine est actée depuis 9 mois. Il fallait assurer une continuité pour consolider les fondations"explique Emmanuel Imberton.

Alors que le budget de la chambre consulaire est de plus en plus serré -  53 millions d'euros de budget pour 2017 marqué par une baisse des subventions de l'Etat et des ressources fiscales-, la CCI métropolitaine veut "recentrer son activité en se concentrant sur celles à forte valeur ajoutée".

Parmi les grands axes programmatiques de la liste, certains font échos à des problématiques identifiées dans le schéma de développement économique de la métropole de Lyon, un document pour lequel les organisations patronales avaient été consultées.

Aderly à l'export

Deux thèmes ressortent clairement : le soutien à l'entrepreneuriat "l'une des priorités du mandat' et l'internationalisation des entreprises. Pour cette deuxième thématique, Emmanuel Imberton avance l'idée de créer un "Aderly de l'export," c'est-à-dire une structure permettant de fédérer les forces à l'étranger afin de gagner en attractivité et de chasser en meute.

Cette liste, qui se revendique "unie pour l'entreprise" et composée à 41 % de femmes (mais majoritairement en suppléante), veut également renforcer le traditionnel accompagnement des chefs d'entreprise, agir sur la transition numérique des entreprises, et soutenir les commerçants locaux en militant pour un "commerce équilibré". Autre outil d'aides aux entreprises qui pourrait être mise en place : la création d'un fonds d'investissement à destination des TPE/PME. Mais cette promesse est pour le moment, semble-t-il, qu'au stade de l'idée.

"Sans liste d'opposition" et donc un scrutin joué d'avance, le défi sera de "mobiliser les ressortissants afin de montrer notre force. Pour cela j'en appelle à la responsabilité des dirigeants d'entreprise", souligne François Turcas, président de la CGPME du Rhône. L'objectif est d'atteindre 22 % de participation, contre 18 % lors du dernier scrutin.

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