Sécurité : le lyonnais Piman recrute un millier d'agents

Le lyonnais Piman a démarré en 2009 dans le conseil et le pilotage de projets industriels. Il veut s'imposer sur le marché de la sécurité privé avec l'ambition de le démocratiser tout en offrant des services irréprochables. Pour ce faire, il se dit très exigent dans la sélection des agents, recrutés au sein des unités d'élite de l'armée, la gendarmerie ou encore la police nationale.

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Jean-Pierre Lach.
Jean-Pierre Lach. (Crédits : DR)

A l'origine, en 2009, consultant pour les grands projets industriels et investissements, le groupe lyonnais Piman a ensuite embrassé le recrutement d'ingénieurs pour ses clients (Talents by Piman) puis s'est lancé dans la création d'outils et applications digitales (Piman 2.0) pour le monde de l'entreprise. Dans la continuité de ses précédents métiers, il a pris pied dans la sécurité : cybersécurité, sécurité des infrastructures, gardiennage et sécurité des personnes.

"Quand on traite de ce sujet il faut savoir déchiffrer les données", argumente Jean-Pierre Lach, président-fondateur. "On ne peut pas dissocier les compétences humaines des compétences augmentées par des moyens électroniques".

Démocratiser la sécurité

Ce segment de la sécurité physique le groupe Piman le conjugue en BtoC sous la marque "My safe guard".

"L'Etat est en train de se désengager des missions de sécurité. Ce marché est d'avenir et  nous voulons le démocratiser", explique Jean-Pierre Lach. Pour autant ce dernier affiche l'ambition d'offrir des services irréprochables et à forte valeur ajoutée. Il insiste sur une sélection exigeante des agents : un millier d'ici au printemps 2018. Le dirigeant fait état de 300 agents embauchés à ce jour. "Plus de 80 % viennent des forces de l'ordre", notamment issus des unités d'élite des armées, de la gendarmerie, police nationale.

"Nous ne sommes pas Batman"

Les prestations couvrent un large spectre : sécurisation de lieux, d'événements privés (mariages et autre réunion) mais aussi garde rapprochée à la demande. Les tarifs sont annoncés à partir de  "167 euros pour la sécurité d'un lieu ou d'un événement et 300 euros pour un garde du corps".

Les demandes sont gérées via un portail (my safe guard) et une application mobile.

"Nous fonctionnons un peu à l'image des sites de rencontre. Nous ne sommes pas Batman. Nous vendons de la proximité ».

Les 1 000 agents appelés à être sur le terrain couvriront la France entière. Le groupe est implanté à Limonest (Rhône), Paris, Grenoble, Aix-en-Provence et Sophia Antipolis. Une ouverture est probable dans la région bordelaise.

Sébastien Chabal et le Général Pierre Grego

Pour la création de la filiale sécurité, Jean-Pierre Lach s'est associé à Sébastien Chabal (ancien joueur de l'équipe de rugby) et au Général Pierre Grego (37 ans au service de la Défense nationale). Tous les deux ont pris une part (gardée confidentielle) au capital de Piman Security.

Quelque 5 millions de revenus sont envisagés pour cette entité en 2018. Dans l'intégralité de son périmètre le groupe (contrôlé par Jean-Pierre Lach, le management et des proches) anticipe 28 millions d'euros versus 22 millions en 2017. Piman Consutants emploie 250 salariés (ingénieurs, juristes, commerciaux), Talents by Piman compte 10 personnes, et Pyman 2.0, 30 salariés.

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