Bientôt un Institut pour les smart grids ?

Et si les smart grids avaient leur propre Institut ? C'est en tout cas l'ambition portée par cinq partenaires (Enedis, RTE, le CEA, l'Université Grenoble Alpes et l'Académie Grenoble). Cet Institut doit répondre à deux objectifs : valoriser l'industrie en Auvergne-Rhône-Alpes mais aussi disposer d'un poids plus important à l'international. Pour l'heure, cet Institut ne se trouve qu'au stade de projet. Les six prochains mois seront déterminants pour le voir se concrétiser.

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(Crédits : Décideurs en région)

Fédérer l'écosystème local des smart grids au sein d'un même Institut ? Telle est l'ambition notamment portée par Enedis dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce projet, initialement lancé en 2015 par Jacques Longuet - ancien directeur d'ERDF Rhône-Alpes Bourgogne, est parti du constat que l'écosystème régional des réseaux électriques intelligents est dynamique entre les activités industrielles, la recherche académique et les volontés politiques. Cependant, pour l'actuel directeur régional d'Enedis, Christian Vives, "la question est désormais de savoir si l'on reste sur l'expérimentation ou si nous essayons de passer au stade industriel ?"

Car cet Institut des smart grids se voit comme un prolongement du campus smart grids lancé en 2015 sur Grenoble et Lyon. Le campus porte sur un aspect plus académique et il est orienté vers la recherche et développement des smart grids. Mais il se trouve aujourd'hui confronté à une limite : celle de la phase industrielle.

"Cet Institut nous permettrait de franchir ce cap. Une place est à prendre, et la conjoncture est favorable", souligne Christian Vives.

De fait, 40 % des expérimentations réseaux électriques intelligents ont lieu en Auvergne-Rhône-Alpes. Par ailleurs, "le Programme Investissements d'Avenir (PIA) a identifié 20 domaines technologiques. Parmi eux, les réseaux électriques intelligents. Or, la finalité de ce PIA est bien l'emploi et la vitalité industrielle de la France", explique-t-il. Selon la Commission européenne, ce secteur représente un potentiel de 25 000 emplois en France.

Valorisation industrielle

Plus concrètement, ce projet est actuellement porté par cinq acteurs : Enedis, RTE, le CEA, l'Université Grenoble Alpes et l'Académie de Grenoble. Ils sont soutenus dans leur démarche par la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que par les deux métropoles de Lyon et Grenoble. L'objectif est de pouvoir répondre collectivement à des appels d'offres publiques ou européennes avec cette idée "que jouer collectif sur des projets et de rassembler les compétences de l'écosystème est vertueux", explique Christian Vives avant d'illustrer :

"Des PME innovantes ou des jeunes pousses peuvent y trouver des débouchés industriels qu'elles n'auraient pas été en mesure d'assurer seules."

Pour l'heure, des entreprises comme Schneider Electric ou ABB ont signé une lettre de soutien à l'égard de ce projet. Quant au collectif, déjà constitué mais pas encore formalisé, il a déjà répondu à certains appels d'offres, dont deux sont en cours d'étude.

Outre la valorisation industrielle, l'autre volet de cet institut est également l'ouverture à l'international et l'attractivité du territoire."Nous souhaitons passer à une formule plus structurée d'ici début 2018. Nous aimerions alors avoir un lieu totem dans les deux métropoles de Lyon et Grenoble pour montrer notre savoir-faire lors de business tour", imagine Christian Vives. Car pour l'heure, il s'agit avant tout d'un regroupement autour d'une même idée qui ne se traduit pas de façon physique. Cependant rien n'est encore fait. Une condition reste encore à remplir. "Si aucun appel d'offres ne se concrétise cet Institut restera au stade de projet."

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