La startup Colodge veut déployer son offre de coliving dans cinquante villes françaises

La start-up lyonnaise de Thomas Schmider veut accélérer le déploiement de son offre de coliving haut-de-gamme à destination des jeunes actifs et des entreprises. Présente dans une poignée de villes pour le moment avec une vingtaine de maisons, elle vise une présence dans une cinquantaine de territoires d’ici 2025, et pour cela elle devra trouver des fonds complémentaires.

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Colodge propose déjà une vingtaine de maisons dans quelques villes dont Lyon, Villeurbanne ou Roubaix.
Colodge propose déjà une vingtaine de maisons dans quelques villes dont Lyon, Villeurbanne ou Roubaix. (Crédits : DR)

Selon une étude Xerfi, l'offre de coliving devrait croître de manière exponentielle en France dans les deux prochaines années, pour atteindre, selon l'institut d'analyse, au moins 14.500 lits en 2023 (contre 2.600 en 2020).

La start-up lyonnaise Colodge, créée en 2014, entend bien avancer rapidement ses pions sur ce marché prometteur. A sa tête, Thomas Schmider, entrepreneur connu sur la scène lyonnaise pour son rôle aux côtés de Bruno Bonnell et Christophe Sapet, pendant de très nombreuses années, à la tête de l'ex-star européenne du jeu vidéo : Infogrames - Atari. En parallèle de Colodge, il est aujourd'hui impliqué dans plusieurs autres start-ups de l'écosystème régional de la tech.

Du coliving haut-de-gamme

Le créneau de Colodge, qu'elle veut différenciant : le coliving haut-de-gamme grâce à la rénovation de bâtiments de standing. En complément de leurs espaces privatifs meublés (chambre, toilettes et douche), les « colivers » ont accès à de vastes espaces communs avec prestations hôtelières (ménage, vidéo à la demande, internet haut débit etc) : salle à manger, salle de coworking, salle de sport etc.

« Notre ambition est de proposer une nouvelle forme de colocation. Avec les avantages de celle-ci, notamment la convivialité et le partage, mais sans les inconvénients de la promiscuité », détaille Thomas Schmider.

Car la start-up lyonnaise ne vise pas le public habituel de la colocation, en général des étudiants au budget modeste, mais plutôt de jeunes actifs avides de s'inscrire dans de nouveaux modes de vie plus flexibles, sur quelques jours, quelques mois ou quelques années.

« Nous nous développons aussi, et c'est un axe de croissance fort pour nous, sur un positionnement corporate avec des offres destinées aux entreprises, pour leurs collaborateurs ou leurs visiteurs », poursuit Thomas Schmider.

Cette offre avait été expérimentée, avec succès, à Roubaix pour le compte d'OVH. Colodge met désormais à disposition du leader européen du cloud sept maisons et compte bien séduire de nouvelles entreprises avec ce modèle.

500 millions d'investissement dans les 3 ans

Aujourd'hui présente à Lyon, Roubaix, Villeurbanne, Chambéry et Tours avec une vingtaine de maisons (soit 250 chambres fin 2021 affichant un taux d'occupation de 95%), Colodge a réalisé un chiffre d'affaires d'1,3 million d'euros en 2021 et table sur 2,5 millions en 2022 avec 500 chambres disponibles à la fin de l'année. L'ambition est de dépasser les 5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023 et de proposer du coliving dans 50 villes d'ici 2025 dont Mulhouse, Saint-Etienne, Marseille, Bordeaux. Une ambition qui nécessitera, selon les estimations de Thomas Schmider, environ 500 millions d'euros d'investissement et donc l'apport de fonds complémentaires.

Un gros projet à Saint-Etienne et plusieurs nouvelles chambres dans la région

Une partie de cette enveloppe, 5 millions d'euros, est d'ores et déjà allouée à Saint-Etienne, ville à laquelle Thomas Schmider, ex-président de l'ASSE (saison 2003-2004), est attaché. Il y mène actuellement ce qui représente le plus gros projet de Colodge : la conversion d'un bâtiment de 2.000 m², ex-siège local de la SNCF acquis il y a un an, en 16 chambres de coliving et espaces communs (700m²) ciblant jeunes actifs et entreprises, et en une dizaine d'appartements dédiés à la colocation traditionnelle (1.300 m²). Les travaux devraient démarrer dans les prochaines semaines pour une livraison attendue fin 2023.

En parallèle, deux autres dossiers devraient éclore rapidement dans la Loire : un appartement de 240m² dans le centre-ville de Saint-Etienne et une maison d'une douzaine de chambres à Andrézieux-Bouthéon, dans la couronne stéphanoise. Dans le Rhône, une maison va prochainement ouvrir ses portes à Trévoux. A Chambéry, 17 chambres sont lancées, et une dizaine d'autres du coté du parc d'activité Savoie Technolac.

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