Tech&Bio : quand l'innovation se met au service de l'agriculture bio

Au fil des années, Tech and Bio s'est imposé comme le salon de référence des techniques bio et alternatives. La sixième édition se déroulait les 20 et 21 septembre à Bourg-lès-Valence (Drôme).

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Tech&Bio, septembre 2017. De nouveaux matériels sont aussi dédiés à la traction animale.
Tech&Bio, septembre 2017. De nouveaux matériels sont aussi dédiés à la traction animale. (Crédits : A.T.)

Depuis 2007, l'objectif du salon Tech & Bio reste le même : présenter le visage de l'agriculture biologique, ses performances, son matériel ainsi que ses résultats technico-économiques. Au travers d'une centaine de démonstrations et près de 120 conférences, l'événement souhaite accompagner les agriculteurs en production conventionnelle ou bio dans la mise en œuvre de pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement. Entre autres exemples, la diminution, voire même la suppression des produits phytosanitaires de synthèse.

Pulvérisateur hippotracté, tracteur électrique, etc.

Si la sixième édition s'est donc déroulée à Valence du 20 au 21 septembre, c'est bien depuis une décennie que les innovations se succèdent sur ce territoire. Les nouveautés restaient d'ailleurs légion au fil des allées. Et aussi étonnant que cela puisse paraître pour un public non averti, la traction animale peut, elle aussi, être novatrice. Elle est en tout cas revenue au goût du jour, comme le confirme le réseau régional de traction animale. "Les matériels sont modernes et adaptés aux besoins d'aujourd'hui. Pour la vigne par exemple, il y a peu de solutions pour travailler dans les coteaux. Avec la traction animale, il y a par ailleurs un intérêt financier. Le bien-être du cheval est aussi pris en compte" indique-t-on volontiers.

Un peu plus loin, la société Bioline - dont le siège est implanté à Livron-sur-Drôme -, proposait pour sa part des trichogrammes. Lâchés dans la nature, ces auxiliaires sont en mesure de lutter contre des ravageurs, telles la tordeuse de la vigne, les pyrales du maïs ou encore les fameuses pyrales du buis. Si les insectes étaient auparavant déposés sur les cultures, ils peuvent désormais être lâchés via un drone ou même un ULM.

Les innovations pouvaient être cette année récompensées lors du trophée "Technovations". Les visiteurs ont ainsi pu découvrir, lors d'un parcours dédié, un tracteur électronique conçu dans le Puy-de-Dôme. Développé par la société Sabi-Agri, celui-ci (25 cv pour 450 kg) possède 8 heures d'autonomie et est rechargeable en 2 heures. L'entreprise Touti Terre, dont le siège est implanté à Rumilly (Haute-Savoie) avait pour sa part présenté un siège reconfigurable et ergonomique, visant notamment à améliorer les conditions de travail et réduire la pénibilité.

Un marché en croissance

La manifestation ne se contentait pas seulement à présenter de nouveaux matériels. Elle se déroule en effet dans un contexte où la demande est forte et où l'agriculture biologique répond à une attente sociétale. Toutefois, il convient de croître dans ce secteur tout en préservant les marges et les revenus des producteurs. La commercialisation a ainsi fait l'objet d'une attention particulière. Des espaces ont d'ailleurs été mis à la disposition de producteurs afin qu'ils puissent rencontrer des distributeurs, grossistes ou transformateurs en quête de nouveaux volumes. L'occasion pour l'agriculteur de vendre ou trouver également de nouveaux débouchés.

Dans les allées, certains exposants - des entreprises, ou encore des enseignes de distribution - affichaient d'ailleurs clairement leurs besoins, soucieux de bâtir des partenariats durables avec les agriculteurs. Près de 17 000 personnes étaient attendues sur le salon.

Accompagner la conversion à l'agriculture biologique

De passage sur l'événement, et après avoir échangé avec plusieurs professionnels lors d'une visite guidée, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Stéphane Travert a quant à lui rappelé la feuille de route que s'est fixé le gouvernement d'ici à 2022, à savoir passer les surfaces agricoles de 6 à 8%, ou encore servir 50 % de produits issus de l'agriculture biologique, d'appellations d'origine ou écologiques dans la restauration collective.

"Si nous pouvons faire mieux, nous le ferons. Mais il faut accompagner ces mutations et ces conversions", a-t-il souligné lors d'une allocution.

La création prochaine d'un fonds privé pour la bio a aussi été annoncé. Un travail avec les acteurs de la distribution et de la transformation sera engagé en ce sens.

Le politique a également indiqué que les crédits de son ministère seraient recentrés dès 2018 sur le financement des nouveaux contrats d'aide à la conversion.

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Commentaire 1
à écrit le 21/09/2017 à 15:35
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Je suis interresse par son acquisition. Est vous avez un representant au Maroc

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