Transfert de technologies : 2017, année du décollage pour la SATT Pulsalys

La SATT Pulsalys, Lyon Saint-Etienne, a encaissé ses premiers revenus en 2017 : 2,6 millions provenant de la facturation de ses prestations et la cession de droits d'exploitation de brevets, savoir-faire, etc. La structure, majoritairement détenue par l'Université de Lyon, emploie 37 collaborateurs et vise 45 nouveaux projets par an à compter de 2019.

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Jean-Gabriel Grivé, PDG, d'Arskan, accompagné par Pulsalys.
Jean-Gabriel Grivé, PDG, d'Arskan, accompagné par Pulsalys. (Crédits : DR)

Pulsalys, la SATT (Société d'accélération du transfert de technologies) Lyon Saint-Etienne fondée en décembre 2013* a reçu la promesse d'une dotation globale de l'Etat de 57 millions d'euros sur dix ans. A cette échéance, la structure est censée atteindre l'équilibre. Des 18 millions de la première tranche de financement elle aura engagé 11 millions, à fin 2017, dans le développement de 109 projets. Sa seconde tranche de 15 millions lui a été accordée.

"Les accords (avec les laboratoires de recherche, les acteurs socio-économiques) ont été longs à se mettre en place. C'est cette partie administrative qui a été compliquée", reconnaît Sophie Jullian, présidente de la SATT.

Participations dans des startups

La confiance mutuelle est aujourd'hui établie. Et l'exercice 2017 a été celui du décollage. Forte de 37 salariés et d'un budget de 7 millions d'euros (fonctionnement et investissement), la SATT a donc encaissé ses premières recettes cette année : 2,6 millions d'euros alimentés par la facturation de ses prestations et la commercialisation de contrats d'exploitation (brevets, savoir-faire, logiciels, base de données) à des startups et autres entreprises. Par la suite, elle anticipe des revenus de la cession de ses participations dans des jeunes pousses, quatre à ce jour. Dans d'autres cas, la SATT se rémunérera en royalties sur le chiffre d'affaires.

"Les SATT** ont été créées avec la mission d'être des interfaces entre la production scientifique et la dynamique économique", rappelle Sophie Jullian. "Nous faisons de la détection dans les laboratoires de l'Université de Lyon. Nous amenons les projets à une maturité suffisante pour leur transfert".

La SATT est également sollicitée par des entrepreneurs en herbe ayant besoin d'être accompagnés pour finaliser leur projet.

La biopharma NH TherAguix

Exemple : Pulsalys a permis à NH TherAguix, biopharma lyonnaise, de récupérer la licence exclusive de 4 familles de brevets dès sa création en décembre 2015. Et deux ans plus tard, la SATT est entrée dans son capital convertissant ainsi une dette de 225 000 euros liée à la licence. La startup, dirigée par Géraldine Le Duc et employant 7 collaborateurs, développe une nano particule destinée à améliorer l'efficacité de la radiothérapie dans des cancers sévères. Ayant levé à ce jour 2,4 millions de fonds (et 1,1 million en non dilutif) elle est à la recherche de 5 à 10 millions pour poursuivre des essais cliniques en France et aux Etats-Unis en fonction du montant collecté.

Une plateforme de réalité virtuelle

Autre témoignage, Arskan qui s'est lancé en décembre 2016 sur le marché de la 3D et de la réalité virtuelle au service des professionnels.

"Je suis un homme du marketing avec une approche marché. Mais je voulais résoudre les contraintes de la 3 D dont la demande explose et qui génère une forte tension sur les bandes passantes", raconte Jean-Gabriel Grivé, PDG. "Je suis allé voir Pulsalys qui m'a mis en relation avec le laboratoire LIRIS".

Moyennant quoi la plateforme de réalité virtuelle immersion proposée par Arskan à ses clients a intégré une technologie conçue par l'équipe de Guillaume Lavoué, au sein du LIRIS.

"Pour Lyon Parc Auto nous avons dématérialisé le 5ème étage d'un de leurs parkings. En un clip ils peuvent savoir de quel métrage ils ont besoin pour repeindre leur sol", décrit le bouillonnant entrepreneur.

Accroître la création de startups

Peut être encore cité Deltalys qui, mettant en oeuvre des solutions pour la dépollution des gaz de biomasse, construit un démonstrateur sur le site de Kem One dans la Vallée de la chimie.

Après quatre d'existence Pulsalys annonce avoir accompagné la naissance de 50 startups à fort potentiel ayant généré 150 emplois et ayant cumulé  2,8 millions de chiffre d'affaires en 2017.  Elles ont levé un total de 11 millions d'euros de capitaux, selon les informations données. A l'horizon des trois prochaines années la SATT ambitionne d' accroître d'une part la création de startups et d'autre part les transferts technologiques vers les entreprises existantes. Sophie Jullian veut passer de 35 nouveaux projets accompagnés par an à 45 à l'horizon 2019 en ciblant toujours les trois axes statrégiques de l'IDEX : biosanté et société, sciences et ingénierie pour une société durable et Humanité et Urbanité.

* par 3 actionnaires : Université de Lyon (majoritaire), le CNRS et la Caisse des dépôts

* * au nombre de 14 en France et 3 en Auvergne-Rhône-Alpes.

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