Le Rhône mise sur la complémentarité entre urbain et rural

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Le Rhône bénéficie de nombreuses petites routes pour le cyclotourisme
Le Rhône bénéficie de nombreuses petites routes pour le cyclotourisme (Crédits : Rhône Tourisme D.Gillet)
Le tourisme dans le Rhône échappe à la saisonnalité grâce au poids de Lyon et du tourisme urbain. Il mise sur une complémentarité avec le tourisme rural pour augmenter les durées de séjour.

Le département du Rhône offre 80% d'espaces ruraux mais sur les 20% d'espaces urbains se concentrent 80% de l'offre d'hébergement en hôtel classés. Les 275 hôtels classés du département (30 260 lits) se trouvent donc très majoritairement sur l'agglomération lyonnaise et constituent 58% de l'offre d'hébergements du département ; le reste s'éparpille entre hébergements collectifs, campings, chambres d'hôtes etc. On comprend dès lors que les 6,4 millions de nuitées enregistrées en 2013 concernent principalement ce tourisme urbain. Ce qui est une bonne et une mauvaise chose.

 1,7 jour seulement

« Le tourisme dans le Rhône n'est pas marqué par les saisons, c'est aussi un département de passage et de ce fait nous ne sommes pas du tout touchés par la crise économique », se félicite Catherine Infante Laffay, directrice de Rhône Tourisme. Elle souligne ainsi que les nuitées ont été en hausse de 4% en 2013 par rapport à 2012 et que la part de la clientèle internationale a augmenté de 12%.

Revers de la médaille, le Rhône enregistre une durée moyenne de séjour de 1,7 jour seulement. Tout le challenge est de dépasser au moins les deux jours en jouant pour cela sur la complémentarité entre tourisme urbain et rural : que les touristes en ville séjournent plus longtemps en découvrant aussi la campagne. Que les touristes qui fréquentent les campings, gites et hébergements collectifs dans la campagne (leur durée moyenne de séjour est de 6 à 10 jours) fassent aussi du tourisme à Lyon. « La ville fait peur aux gens en campings, ils imaginent de l'insécurité, craignent de ne pas pouvoir se garer. Nous nous efforçons de leur démontrer le contraire». 

Tourisme d'affaires

Le poids du tourisme d'affaires demeure fort : toujours en 2013 sur les 705 000 visiteurs des 16 offices du tourisme du département, 80% étaient pour OnlyLyon Tourisme et Congrès. Mais suite à d'intenses efforts de promotion, les hôtels lyonnais se remplissent également le week-end. Et les grands évènements au premier rang desquels la Biennale d'Art Contemporain, mais aussi le Festival Lyon Lumière, les Nuits Sonores, la Fête des Lumières... sont des éléments dont bénéficie le département pour séduire une clientèle touristique. « Venus pour un événement précis, nous observons qu'ils séjournent plus longtemps, c'est une tendance nouvelle. Et il y a des répercussions de ces séjours jusque dans le Beaujolais », se réjouit Catherine Intante Laffay.

Yourtes, cabanes perchées

Sur le territoire rural, le Rhône bénéficie d'atouts : 1250 kms de petites routes pour le cyclotourisme, 3830 kms de sentiers de randonnées, 1200 kms de cours d'eau. Mais on compte trop peu de plans d'eau accessibles à la baignade, les campings font défection car ils sont occupés à 70% par des « locaux » et dès qu'on sort de Lyon, il manque de restaurants dans les villages. Autant de points à améliorer. « Nos cherchons aussi à développer les hébergements insolites, type yourtes, cabanes perchées, ils rencontrent un vrai succès ».            

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