Qui est Jacques Mézard, ministre auvergnat de l'Agriculture ?

Le sénateur du Cantal Jacques Mézard a été nommé ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation ce mercredi. Il était l'un des premiers soutiens d'Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.

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(Crédits : amf15)

Il était l'un des premiers à afficher son soutien à Emmanuel Macron en septembre 2016. Le sénateur Jacques Mézard (Parti radical de Gauche) vient d'être nommé ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation au sein du gouvernement d'Edouard Philippe. Il succède à Stéphane Le Foll, rue de Varenne. Elu au Sénat depuis 2008, cet ancien avocat de 69 ans est le président du groupe Rassemblement démocratique et social européen au Palais du Luxembourg. Il est également vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation.

Selon le site nossenateurs.fr, un observatoire citoyen de l'activité parlementaire, il fait partie des 100 meilleurs élèves du Sénat avec 32 semaines d'activité, 83 présences en commission ou encore 269 interventions longues en hémicycle au cours des douze derniers mois. Impliqué dans la défense de la laïcité, il a aussi travaillé sur les questions de ruralité et de justice pendant son mandat sénatorial.

Soutien de la première heure

L'élection d'Emmanuel Macron est "un choix d'avenir" avait-il déclaré au lendemain de l'élection présidentielle. En janvier, il avait d'ailleurs lancé un appel à "ses amis radicaux" pour rejoindre celui qui était alors candidat à la présidence de la République, refusant de soutenir la candidature indépendante de Sylvia Pinel.

"Nous félicitons Jacques Mézard et lui souhaitons bon courage, car les chantiers sont nombreux", a immédiatement réagi la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) après sa nomination. "Le président de la République, lui-même, a qualifié la relance de l'agriculture vitale pour le pays, nous sommes prêts pour ce défi !".

"C'est quelqu'un qui connaît très bien la problématique agricole. Nous avons déjà eu l'occasion de travailler avec lui au Sénat sur les questions de l'export et des normes", a indiqué de son côté Patrick Bénézit, secrétaire général adjoint de la FNSEA à nos confrère de La Montagne.

Jacques Mézard s'était exprimé en juillet 2015 sur la crise de l'élevage, indiquant, selon des propos rapportés par Public Sénat, qu'il fallait que "les producteurs puissent obtenir les prix justes, rémunérant leur travail et leur investissement [...] Aucune profession ne peut continuer à vivre avec un prix en dessous du coût de revient".

Parcours

Né à Aurillac, il a débuté sa carrière politique au sein de cette commune, puis devient conseiller général du Cantal avant de devenir sénateur. Parmi ses autres mandats électifs actuels, Jacques Mézard est également conseiller municipal d'Aurillac et président de la communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac depuis 2001.

Dans sa déclaration d'intérêts et d'activités transmise à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, il déclare ne bénéficier de rémunérations, indemnités ou gratifications uniquement pour son mandat de sénateur d'un montant de 6 970 euros net par mois.

Quelques heures après sa nomination, son nom figurait parmi les plus tweetés sur le réseau social. Pourtant, il est le seul nouveau membre du gouvernement à ne pas y être inscrit.

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Commentaire 1
à écrit le 17/05/2017 à 18:57
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Avec Mézard, pas de lézard., avec sézigue, plus d'intrigue :-)

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