A Lyon, quel avenir pour le projet d'Hôtel de Logistique Urbaine : stop ou encore ?

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Pensé pour sortir de terre courant 2020, le projet d'Hôtel de logistique urbaine (HLU) n'est pas encore livré. Pour autant, la nouvelle majorité écologiste, à la Métropole comme à la Ville, assurent que le projet demeure stratégique. Sous certaines conditions.
Pensé pour sortir de terre "courant 2020", le projet d'Hôtel de logistique urbaine (HLU) n'est pas encore livré. Pour autant, la nouvelle majorité écologiste, à la Métropole comme à la Ville, assurent que le projet demeure stratégique. Sous certaines conditions. (Crédits : DR/CNR Camille Moirenc)
Enquête. Comment Lyon repense sa logistique urbaine (1/4). Conduire les marchandises jusqu’aux portes de la ville ou presque. Tel était le principe défendu au sein du projet d’Hôtel Logistique Urbaine (HLU), pensé sous la précédente mandature, en s’appuyant sur les infrastructures du port Édouard Herriot. Un temps annoncé pour 2020, ce totem de la logistique urbaine de 40 millions d'euros n’a finalement pas encore démarré. Entre une passe d’armes avec l’ancienne équipe et les souhaits d’un nouvel exécutif écologiste, qu’adviendra-t-il de ce projet qui se voulait comme l’épicentre d’une nouvelle façon de transporter ?

Pensé sous l'ancienne mandature, le projet visait à accueillir, à deux pas du cœur de Lyon, un nouvel écosystème de logistique urbaine. Tantôt sous le nom de DMK (« dernier kilomètre »), tantôt sous celui d'un Hôtel de Logistique Urbaine (HLU). Avec, comme outil, des espaces de réception, de tri, et de préparation de commandes ainsi que des réserves déportées sur une plateforme de 29.000 m², localisées sur le port Édouard Herriot. Mais aussi des stationnements et des bornes de recharges destinés aux véhicules propres, ainsi que la volonté de proposer une connexion à la fois par la route, le fer et la voie d'eau, en vue de se conformer à la nouvelle donne réglementaire (Zone à Faible Emissions), entrée en vigueur sur le territoire lyonnais.

« L'idée de ce projet est de se projeter avec des livraisons assurées à l'avenir par des véhicules propres vers le centre-ville, qu'il s'agisse de véhicules électriques, hydrogène, ou encore de vélos et de permettre une rupture de charge, dans un contexte de ZFE qui est appelé à devenir, à l'avenir, de plus en plus rigoureuse », rappelait à La Tribune Pierre Meffre, directeur de la valorisation portuaire du port Edouard Herriot pour la Compagnie nationale du Rhône (CNR). Car la Métropole de Lyon (59 communes, 1,4 million d'habitants) fait figure de poids lourd sur le terrain de la logistique, avec, à 35 kilomètres de là, le parc d'activités de Chesnes, qui se veut comme la première plateforme logistique française.

En lançant un appel à projets, courant 2018, visant à proposer la gestion d'un espace de 30.000 m2 à des porteurs de projet souhaitant développer un concept de logistique urbaine, la CNR et la Métropole de Lyon avaient, en quelque sorte, mis le projet du HLU sur les rails. Retenant, quelques mois plus tard, le dossier d'un groupement, composé de l'opérateur métropolitain Lyon Parc Auto (LPA), associé à la filiale Post Immo du groupe...

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