Auvergne-Rhône-Alpes ouvre les portes de ses PME à Facebook

La région Auvergne-Rhône-Alpes a scellé un partenariat stratégique avec Facebook. Tandis que 8 000 PME devraient bénéficier de son accompagnement personnalisé pour accélérer leur transformation digitale, le réseau social poursuit sa conquête des petites entreprises françaises en se positionnement comme un accélérateur d'affaires. En retour, la région a choisi Facebook pour centraliser les offres de formations et d'emplois régionales.

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(Crédits : Copie d'écran - page Facebook de la Région Auvergne-Rhône-Alpes)

Avec plus de 33 millions d'utilisateurs en France et plus d'un million de pages de TPE-PME, Facebook veut s'imposer comme un acteur de la transformation digitale des entreprises. Un créneau sur lequel l'autre géant américain du web, Google, s'est déjà fortement impliqué en France et dans la région, à travers son programme "Google pour les pros". Mais le réseau social le plus utilisé au monde a une marge de progression encore importante : seulement 30 % des entreprises de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont déjà une page Facebook.

"La transformation digitale est une chance pour l'économie française. Elle n'est pas réservée aux startups et aux grands groupes. Elle s'adresse aussi aux PME, aux associations et aux collectivités. Il est de notre responsabilité d'accompagner les territoires dans cette mutation", souligne Laurent Solly, directeur général de Facebook France.

Après la région Hauts-de-France, Facebook intègre la région Auvergne-Rhône-Alpes dans son programme.

Facebook : agrégateur d'offres d'emploi

Mais Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, veut faire mieux que les Hauts de France.

"Notre ambition, c'est de devenir la première région française du digital. Et de nous positionner comme la Silicon Valley européenne. Nous devons lever plusieurs points de blocage, notamment en matière de formation et d'emploi. Ce partenariat avec Facebook est une pierre supplémentaire à notre édifice", souligne Laurent Wauquiez.

La région Auvergne-Rhône-Alpes a fait de sa page Facebook une véritable plateforme d'offres d'emploi (23 000) et de formation (27 000). Une interface, développée par la startup parisienne Work4, qui agrège différentes sources, comme Pôle Emploi ou celles des grandes entreprises. Elle permet aux PME de déposer gratuitement leurs offres et aux demandeurs d'emploi de postuler directement en ligne.

Formations et accompagnement

Au-delà d'être un point d'accès à l'emploi, Facebook assurera la formation de 8 000 TPE/PME régionales, via 5 événements dans 5 villes de la région (Clermont-Ferrand, le Puy-en-Velay, Valence, Chambéry et Grenoble dès le mois de septembre 2017).

Le réseau social emploiera également 5 jeunes diplômés issus des écoles et des universités régionales, "ses ambassadeurs du numérique", pendant 6 mois pour accompagner les entreprises au quotidien. Et déploiera une série de formation en ligne "pour aider les entreprises à booster leur business grâce à Facebook".

Sans compter une formation "spéciale élus régionaux" qui leur permettra de dialoguer directement avec leurs administrés. Premier essai avec l'exécutif régional qui devrait s'essayer au jeu des questions/réponses en live sur Facebook à la rentrée 2017.

Opération gratuite ?

Le président assure que Facebook prend en charge l'intégralité des événements et des formations qu'il préconise, sans impact financier pour la région. Excepté un investissement de 104 000 € par an pendant 3 ans destiné à rémunérer la prestation de Work4. Une attribution directe, sans appel d'offre, qui pose quelques questions, comme le soulèvent nos confrères de Lyon Capitale et Rue89Lyon.

"Nous avons choisi un prestataire français en faisant appel à un audit indépendant. Sur la base de son rapport, stipulant qu'il n'y avait qu'une seule entreprise capable de réaliser ce projet, nous avons pu, comme nous en avons le droit, conclure directement un contrat", se défend Laurent Wauquiez.

Facebook assure également n'avoir rien versé à la région en contrepartie.

"Nous considérons que cela relève de notre devoir que de participer à la digitalisation de la région", insiste Laurent Solly.

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