"Apaisement" de la Presqu'île de Lyon : les habitants appelés à se prononcer

Le 20 juin prochain va commencer la concertation concernant le projet d'"apaisement" de la Presqu'île de Lyon. Un terme cher aux équipes municipales et métropolitaines écologistes qui souhaitent transformer ce secteur, du haut des pentes de la Croix-Rousse à la Place Carnot. Les grands lyonnais sont donc invités à se prononcer sur le plan de circulation des transports en commun, qui devra laisser plus de place aux piétons, ainsi que sur les aménagements publics.

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Voici une des versions proposées : une rue Herriot complètement piétonnisée. Où les transports en communs et les voitures ont disparus. Une autre option propose de ne garder que les transports en commun.
Voici une des versions proposées : une rue Herriot complètement piétonnisée. Où les transports en communs et les voitures ont disparus. Une autre option propose de ne garder que les transports en commun. (Crédits : DR Metropole de Lyon)

Du haut des pentes à la place Carnot, un gros morceau de la Presqu'île s'apprête à changer. C'est en tout cas la volonté de la Ville et de la Métropole de Lyon, qui vont soumettre deux plans de modifications de ce secteur à la concertation, le 20 juin prochain.

Plusieurs choses sont soumises à la concertation, "dans une logique d'apaisement", selon Bruno Bernard,  président de la Métropole de Lyon : le plan de circulation des transports en commun en surfaces, des voitures et vélos, les aménagements pétons. Le grand périmètre est sous-divisé en neuf opérations, soit neuf secteurs, avec chacun leurs propositions.

En juillet, se tiendront des réunions publiques, puis un cycle de réunion de concertation à la rentrée pour un bilan fin 2022.  En été 2023 interviendra la concertation Rive droite et une première phase de travaux est prévue pour 2023-2024 pour s'étendre jusqu'en 2030.

"Il faut trouver des équilibres pour ceux qui travaillent et habitent, pour automobilistes et cyclistes. [...] Il y a une multitude d'usages et une multitude d'enjeux, il faut trouver le juste milieu", appelle Bruno Bernard.

Il s'agit ici pour les équipes municipale et métropolitaine "d'améliorer la qualité de vie des habitants mais aussi des commerçants et des salariés." Ces derniers qui seront "particulièrement associés aux échanges concernant le schéma de dessert logistique pour chacun des sites."

Priorité aux piétons, tout en assurant la desserte du centre

"La Presqu'île est un lieu emblématique avec un flux important de vélos, de piétons et de transports en commun, parfois avec des conflits d'usage. Aujourd'hui, il n'y a pas d'espace de bien-être. Il y a un travail à faire sur toute cette portion [rue Grenette et place des Cordeliers] et sur toute la Presqu'île", avance Grégory Doucet, maire de Lyon.

Selon la Métropole, la Presqu'île enregistre chaque jour environ 545.000 déplacements, dont 48% à pied, 32% en transports en commun et 15% en voiture. Aussi, entre 1.300 et 1.400 bus passent tous les jours sur le secteur Terreau-République-Cordeliers

"Un grand lyonnais sur deux fréquente la Presqu'île une fois par mois. L'essentiel des déplacements se fait à pied, c'est à eux qu'on doit apporter le plus grand soin", selon Grégory Doucet

Sans surprise, dans les hypothèses proposées par les Écologistes, la voiture tend à diminuer dans la Presqu'île. Cela pourrait notamment être le cas de la rue Grenette, secteur emblématique de la collision des usages. Quant aux transports en commun en surface, ils vont devoir "libérer de l'espace pour les piétons, tout en assurant la desserte afin de permettre aux populations de réaliser leurs déplacements quotidiens", selon les services de la Métropole.

Pour tous les grands axes de transports en commun, deux scénarios sont proposés dans le cadre de cette concertation. Si les grands lyonnais le décident, certaines lignes fortes pourraient aussi être supprimées du centre pour être reportées sur les quais. Pareil pour les Terreaux qui se verraient plus piétonnisée. Par contre, dans les deux scénarios, les bus et voitures disparaître du Sud de la place Bellecour, pour faire de la place aux futures Voies lyonnaise cyclables.

Le tout, bien évidemment, végétalisé. "Cet espace n'est pas du tout végétalisé et ce territoire est aussi sujet aux îlots de chaleur", commente Grégory Doucet

Un chantier qui s'inscrit  aussi dans l'objectif de neutralité climatique de la ville de Lyon d'ici 2030.

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