Energie, Transports... Les 10 sujets les plus marquants de 2022 en Auvergne Rhône-Alpes

A l'issue de deux années de crise sanitaire et d'un premier semestre marqué par des forts enjeux énergétiques avec la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, l'actualité sur la scène économie régionale a une fois encore été soutenue en Auvergne Rhône-Alpes. A l'aube de la pause estivale, votre bureau régional de La Tribune revient sur les sujets qui ont marqué le début de l'année 2022.
(Crédits : REUTERS/Robert Pratta)

1 - En Nord-Isère, EDF veut remplacer le Superphénix en cours de démantèlement par une centrale solaire

On a beaucoup parlé de la fermeture de la centrale de Fessenheim, en Alsace, mais il est un autre fleuron français qui avait été abandonné 20 ans plus tôt en Isère par l'Etat français. Actuellement, le réacteur Superphénix représente même encore "le plus gros chantier de démantèlement en cours à l'échelle mondiale", sur la commune de Creys-Mépieu. EDF Renouvelables vient d'y annoncer un retournement symbolique, puisque ce site accueillera finalement un projet de centrale solaire, qui sera en partie financé par du crowdfunding. Objectif affiché : faire grimper les parts de l'énergéticien dans le domaine du photovoltaïque à 30 % à l'horizon 2035, conformément à son plan Solaire.

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2 - En Isère, Emmanuel Macron dévoile un plan colossal pour la micro-électronique française

Ce mardi Emmanuel Macron était en visite sur le site STMicroelectronics, à Crolles, près de Grenoble (Isère). Une visite qui intervient après l'annonce du lancement en 2023 d'une nouvelle unité de production de semi-conducteurs crée par le groupe américain GlobalFoundries et l'entreprise franco-italienne, sur le site de celle-ci. Le président de la République a détaillé le plan micro-électronique du pays, annonçant notamment 10 milliards d'euros pour l'industrie et 800 millions euros pour la recherche et l'innovation.

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3 - Soitec et STMicroelectronics : une croissance ininterrompue, mais soumise à l'enjeu de la production (et des chaînes logistiques)

En Isère, la progression des semi-conducteurs se poursuit, mais la pénurie des composants électroniques en bout de chaîne n'est pas nécessairement prête à s'arrêter pour autant. Alors que les résultats des deux fabricants STMicroelectronics et Soitec sont à nouveau tirés par la demande mondiale, dont celle de l'automobile, tous deux savent qu'il leur faudra produire plus pour assurer l'équilibre entre l'offre et la demande. Pour l'heure, ni la récente coupure de l'alimentation électrique, ni la guerre en Ukraine n'auront impacté les résultats. Mais les regards de ST sont tournés vers les chaînes d'approvisionnements mondiales, mises à risque avec les nouveaux confinements en Asie.

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4 - Funiflaine : avis de décès d'un ascenseur valléen emblématique pour l'industrie du ski

Le projet de télécabine, qui devait relier la vallée de l'Arve à la station de Flaine (Haute-Savoie) est définitivement abandonné. Ce dossier vieux de trente ans et de près de 100 millions d'euros qui a été enterré face à l'importante hausse du coût des matériaux (+30%), générée par la guerre en Ukraine. Sur le terrain, la réalité de la connexion entre le train et la télécabine demeurait également contestée.

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5 - Nucléaire : malgré les vents contraires, une portion des 6 nouveaux EPR se jouera en Auvergne Rhône-Alpes

Après les ambitions dessinées par Emmanuel Macron, la filière régionale de l'atome se préparait à reprendre des couleurs. Même si la dernière semaine écoulée a vu son lot de mauvaises nouvelles (réacteurs nucléaires défaillants, prix plafonnés, EPR retardé...), cela fait plusieurs décennies que ses acteurs, jusqu'ici cantonnés à des opérations de maintenance, espéraient bien tirer parti des constructions d'EPR annoncées par l'exécutif. Car ici encore plus qu'ailleurs, l'enjeu semble de taille dans ce qui se pose comme la première région française productrice d'électricité à partir du nucléaire.

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6 - LGV Lyon-Turin : le futur gouvernement devra choisir (quitte à décevoir) entre cinq scénarios d'accès

A quelques semaines de l'élection présidentielle, il est une autre question qui sera encore présente sur la table du prochain exécutif, en matière de transports : celle de la LGV Lyon-Turin, un dossier lancé depuis une quinzaine d'années mais qui peine toujours à aboutir. Le prochain gouvernement français devra en effet dévoiler comment il compte relier le tunnel du futur Lyon-Turin, avec ses propres infrastructures ferroviaires. Un vieux serpent de mer qui implique de trancher, sous peine que le futur tunnel ne sorte de terre sans être relié, côté français...

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7 - Aéronautique : face au risque russe, la filière titane auvergnate prête à devenir un socle pour l'Europe

La récente visite du ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari au sein des forges d'Aubert & Duval, n'est pas anodine pour la filière du titane. Le groupe Eramet occupait déjà un rôle stratégique dans l'indépendance de l'Europe, à travers ses sites de production Ukad et Ecotitanium. Et désormais face aux impacts de la guerre en Ukraine, avec la Russie qui jouait jusqu'ici le rôle de première source d'approvisionnement mondiale pour l'aéronautique, la filière auvergnate s'apprête à repenser sa souveraineté industrielle aux côtés du gouvernement, dans le cadre du nouveau plan Résilience.

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8 - Hydrogène : comment HEF compte diviser par 50 le coût de production des piles à combustible (et créer une usine à Saint-Etienne)

Le groupe industriel HEF, spécialiste mondial de l'ingénierie des surfaces, se lance dans le secteur de l'hydrogène avec une technologie innovante de revêtement des plaques. Avec la promesse de diviser par 50 le coût actuel de production des piles à combustibles. Cette diversification, qui vise à prendre le relais de son activité dédiée aux véhicules thermiques, se traduit dès à présent par un démonstrateur industriel, mais aussi par une première usine, qui devrait voir le jour d'ici 2025 à Saint-Etienne, avec 25 millions d'euros d'investissement à la clé.

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9 - Avec son Paris-Lyon, Trenitalia fait coup double : il s'installe sur l'open access et scrute (aussi) le marché des TER

Après le lancement d'une première liaison à grande vitesse Paris-Milan via Lyon, place à un direct Paris-Lyon depuis le 5 avril dernier. Et celui-ci devrait rapidement monter en puissance, puisque 5 allers-retours quotidiens sont attendus début juin. L'opérateur italien Trenitalia France (ex-Thello) resserre son emprise sur le marché français, en premier lieu sur le marché de la grande vitesse, dont il espère faire grossir le gâteau, mais aussi sur celui du TER, même si son directeur général admet déjà que les contraintes ne seront pas les mêmes. Avec à la clé, une filiale créée spécifiquement pour assoir ses ambitions hexagonales.

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10 - Report du Lyon-Bordeaux : Railcoop se frotte aux enjeux du passage à l'échelle (y compris sur le fret)

Après l'annonce d'un nouveau retard d'une durée désormais "indéterminée" pour la ligne Bordeaux-Lyon, la première coopérative ferroviaire française Railcoop évoque, plutôt qu'un "changement de stratégie", les aléas de son passage à l'échelle. Le nouvel opérateur ferroviaire souhaite se donner plus de temps pour boucler des besoins en financement, estimés à 30 millions d'euros et sollicite une garantie des pouvoirs publics. Pendant ce temps, il devra aussi gérer la montée en puissance, plus lente que prévu, du fret ferroviaire, même si les opportunités sont là, avec la hausse des prix de l'énergie.

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