Séverine Jouanneau Si Larbi, un profil expert en batteries pour prendre la tête du pôle Tenerrdis

En ce début janvier, le pôle de compétitivité Tenerrdis change des mains. Après Elisabeth Logeais - également déléguée régionale de France Hydrogène -, c'est Séverine Jouanneau Si Larbi qui lui succède ainsi à la tête du pôle régional basé à Grenoble, dédié à la transition énergétique. Un profil qui fait écho aux enjeux que s'apprêtent à couvrir cet outil, et notamment à l'essor des projets liés aux nouvelles motorisations et batteries électriques.

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(Crédits : DR/Tenerrdis)

Au pôle de la transition énergétique Tenerrdis, une femme aux commandes en remplace une autre. Après un mandat entamé le 1er janvier 2019, l'actuelle directrice générale Elisabeth Logeais, qui provenait de la Business Unit Energy de Schneider Electric, vient de laisser sa place à un autre profil, issu cette fois du monde de la recherche.

Il s'agit de Séverine Jouanneau Si Larbi, 46 ans, qui provient pour sa part du CEA-Liten, l'une des divisions de CEA Tech qui se pose comme le premier centre de recherche européen dédié à la transition énergétique. Elle possède une expérience de 20 ans dans le domaine des nouvelles énergies, dont 10 ans dans la direction et le management d'équipes performantes en R&D.

Un parcours très coloré par l'industrie des batteries

Après un doctorat à l'Université de Nantes sur l'innovation dans le domaine des matériaux liés aux batteries (1999-2001), elle avait démarré sa carrière au Canada, en tant qu'ingénieur de recherche avec l'Université de Dalhousie sur un contrat de recherche en lien avec son domaine de prédilection, les batteries.

Elle est ensuite entrée au sein du CEA en 2003 en tant qu'expert scientifique dans le domaine des matériaux et du stockage électrochimique, en contribuant à pas moins de 20 brevets et 40 publications sur une période de sept ans. Elle avait ensuite gravi les échelons du centre de recherche, en occupant les postes de responsable de laboratoire et experte en batteries, puis de responsable d'un service de R&D en charge de la section de fabrication de générateurs électrochimiques, et enfin de directrice de la division R&D liée aux batteries et à l'hydrogène pour la mobilité.

Lors de sa dernière expérience au pilotage de la Business Unit « Batteries, Hydrogène & Electromobilité », elle avait été amenée à gérer depuis 2015 une entité regroupant 300 chercheurs, et en charge notamment de l'ensemble des projets de recherche appliqués aux marchés nécessitant de l'énergie embarquée, allant ainsi "du montage des collaborations industrielles et institutionnelles à la recherche de financements, jusqu'au suivi d'exécution".

Nourrir les enjeux du pôle... jusqu'au national

Un profil qui semble donc tomber à pic pour assurer la succession du pôle, en croissance continue depuis sa création en 2005, avec 262 adhérents à fin 2021, et qui avait été relabellisé lors de la phase IV des pôles de compétitivité en 2019 pour quatre ans, avec toujours, une vocation plus européenne.

Sans oublier les enjeux de transition énergétique annoncés, à l'échelle nationale, en vue de répondre aux cibles fixées par l'Accord de Paris, mais également par le gouvernement français et son plan France 2030, et qui pousseront la thématique de l'électromobilité encore sur le devant de la scène, avec (entre autres) les objectifs de déploiement des 100.000 bornes électriques fixés à fin 2021 (et qui n'a été que partiellement atteint).

D'ailleurs, Séverine Jouanneau Si Larbi sera certainement aux avants-postes, à l'échelle régionale, avec l'accompagnement à réaliser de certains acteurs locaux comme Verkor, qui nourrit un projet de gigafactory et de centre de R&D lié à la fabrication en grands volumes de batteries pour le domaine de l'automobile.

"Aguerrie au développement de partenariats français et internationaux, elle saura par ailleurs renforcer encore davantage l'action du pôle pour rapprocher et faire collaborer centres de recherche et entreprises. Une condition clé de l'innovation et de l'accélération pour la transition énergétique", affirme lui-même le pôle.

« Je suis convaincue que c'est la force du collectif et l'innovation collaborative entre entreprises, politiques publiques, académiques et laboratoires de recherche qui permettront de faire émerger et déployer les solutions innovantes pour un monde bas carbone, et de continuer à développer la compétitivité des entreprises au cœur des territoires », a pour sa part indiqué la nouvelle déléguée générale de Tenerrdis, qui souhaite ainsi « faire de la Phase V des pôles de compétitivité une opportunité pour renforcer notre valeur ajoutée pour tous les adhérents ».

Avec, en ligne de mire, une relabellisation des pôles attendue (et dont les modalités restent à préciser), à compter de 2022.

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