Régionales 2021 : les CCI d'Auvergne Rhône-Alpes ne veulent pas (non plus) être oubliées

Deux semaines avant le premier tour des élections régionales, les CCI d’Auvergne Rhône-Alpes sortent elles aussi de leur réserve, à l'image d'autres filières, et publient leur propre livre blanc des mesures qu’elles jugent essentielles pour l’économie de la Région, après avoir rencontré les six principaux candidats. Tour d’horizon de leur vision des priorités économiques pour le territoire auralpin : seront-elles en ligne avec celles des principaux aspirants ?

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(Crédits : DR)

Elles feront partie des décideurs qui comptent, avec leurs 13 chambres territoriales, ainsi que leur entité régionale. Les chambres consulaires, regroupées sous l'égide de la CCI d'Auvergne-Rhône-Alpes, ont rencontré au cours des dernières semaines « les six candidats aux élections régionales, crédités d'au moins 5% des intentions de vote ».

Une démarche qui visait, le 25 mai dernier, à « écouter » et « échanger » sur le volet économique des programmes des six principaux candidats, le tout dans un « cadre républicain » qui se voulait apolitique.

Car comme le rappelait le président de la CCIr, Philippe Guérand, « les élections régionales de juin 2021 constituent un rendez-vous démocratique majeur pour l'avenir économique de notre région » qu'il n'était pas question de manquer. Il rappelle que de par ses compétences, le conseil régional « coordonne l'action des collectivités locales en matière économique, intervient de manière structurante dans de nombreux domaines qui concernent les 400.000 entreprises représentées par les CCI d'Auvergne-Rhône-Alpes ».

C'est ainsi que par ordre de passage, elles ont rencontré fin mai la candidate EELV Fabienne Grébert, Andrea Kotarac (RN), Najat Vallaud Belkacem (PS), Cécile Cukierman (PC/LFI), Bruno Bonnell (LREM) ainsi que le président sortant Laurent Wauquiez.

Entre attentes et constats, pour une région dans le haut des classements

Résultat de cet échange ? L'édition d'un document de synthèse de 8 pages, qui exprime à la fois les constats et les attentes des quelques 400.000 entreprises adhérentes au réseau consulaire d'Auvergne Rhône-Alpes, rassemblant à la fois les secteurs de l'industrie, du commerce, et des services.

Cette fiche en profite d'ailleurs pour repositionner l'écosystème régional sur la « carte » de tous les candidats : car outre son statut de « petite France » appuyant sur la diversité de son tissu économique, Auvergne Rhône-Alpes est notamment la 5e région de l'Union Européenne avec un PIB de 270 milliards d'euros.

Elle multiplie également les classements sur la seconde marche du podium, en étant la 2e région française la plus innovante avec 7 milliards consacrés à la R&D, mais aussi la seconde région française pour le nombre d'entreprises exportatrices de biens, ou encore la 2e région touristique de France (mais première destination européenne pour le ski). Avec, à la clé, 100.000 entreprises créées chaque année et près de 136.000 points de vente pour le secteur du commerce.

Six priorités à adresser, quelle que soit la couleur

Et selon ses acteurs socio-économique, il y aurait en bout de ligne six grandes « priorités » à adresser par le prochain président de Région, quelle que soit sa couleur :

À commencer par le port de « projets d'aménagement durable, visant à renforcer l'attractivité et le rayonnement de la région ». Avec à la clé, la réaffirmation de l'importance de certaines infrastructures de transport comme le  Lyon-Turin, les contournements ferroviaires et autoroutiers d'agglomérations.

Ou encore le fait de conforter la place de « première région industrielle en France », ou de « guider » les TPE PME dans leur transformation écologique, dont la nécessité ne semble plus faire débat à ce jour au sein du tissu entrepreunarial « post-crise ». Avec par exemple l'idée de "promouvoir les démarches volontaires et les labels environnementaux, permettant aux entreprises de valoriser commercialement leurs actions".

Les CCI souhaitent également que la prochaine présidence de Région « impulse la digitalisation de l'économie régionale », mais également qu'elle porte une nouvelle ambition pour certains secteurs comme le tourisme et la montagne, les activités de loisirs, ou encore le commerce.

Avec enfin, le souhait de répondre également aux besoins des entreprises en matière de recrutement et de formation.

Et Philippe Guérand d'ajouter : « Auvergne Rhône-Alpes, en rassemblant ses talents, doit conserver son rang de région parmi les plus dynamiques et prospères de l'Union Européenne ».

Si l'initiative se veut avant-tout incitative, elle n'ira pas jusqu'à comparer les programmes des principaux candidats dans une course qui, cette année compte-tenu du contexte sanitaire, commence en réalité seulement à s'intensifier depuis quelques jours. A seulement deux semaines du premier tour.

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