Le cadre électoral de la future Métropole se dessine

Gérard Collomb a présenté ce lundi les modalités d’élection des futurs conseillers métropolitains à horizon de 2020. Le périmètre des futures circonscriptions sera donc quasiment calqué sur celui des conférences des maires.

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(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)

La métropole de Lyon ne sera officialisée que le 1er janvier 2015. Les conseillers métropolitains seront eux élus pour la première fois en 2020, mais on connait déjà les grandes lignes du mode d'élection.

La désignation de l'exécutif de la Communauté urbaine se faisait à partir des scrutins municipaux des communes adhérentes, celui de la métropole sera issu d'une élection au suffrage universel. Gérard Collomb, président du Grand Lyon, en a reprécisé les modalités ce lundi.

La Conférence des maires comme guide

Le périmètre des futures circonscriptions sera donc quasiment calqué sur celui des conférences des maires. Autrement dit, neuf "bassins de vie" aux enjeux spécifiques qui en 2002 ont donné naissance à des regroupements informels entre plusieurs communes. L'objectif étant de faire de ces territoires des instances de concertation, des espaces de débats, de propositions et d'initiatives.

Si l'on dénombre aujourd'hui neuf conférences des maires, le nombre de circonscriptions de la métropole sera lui de 14.  « Plusieurs possibilités nous étaient offertes par la loi sur les métropoles, les critères retenus par le gouvernement ont été fondés sur l'équilibre démographique, la continuité territoriale des circonscriptions, l'intégrité des communes à l'exception de Lyon qui est scindé en six circonscriptions et un nombre de circonscriptions limité à 14 », précise Gérard Collomb.

La balle dans le camp du Conseil d'Etat

Reste désormais à obtenir le blanc seing du Conseil d'État pour voir cette organisation définitivement validée. Pour autant, elle ne prendra effet que lors du scrutin de 2020 et conduira à l'élection de 166 conseillers métropolitains. En attendant, ce découpage et la consultation effectuée par le Préfet du Rhône, Jean-François Carenco, suscitent déjà la réprobation des conseillers communautaires du centre et de la droite. Dans une interview donnée à Acteurs de l'Économie, le 30 octobre 2014, François-Noël Buffet, qualifiait ainsi ce découpage de « petit coup d'État ».

Le volet financier réglé en attendant le volet social

En marge de sa carte électorale, la métropole a aussi fait un grand pas en matière financière. Sous réserve d'une ordonnance qui doit être publiée mercredi à l'issue du Conseil des Ministres afin de fixer la clé de répartition entre métropole et Département de 7 millions d'euros, le budget de la métropole s'affine. « Nous avons territorialisé chaque recette et chaque dépense afin de calculer la dotation de compensation que la métropole va allouer au département », souligne Gérard Collomb. Au terme de ce travail de titan, il apparait que 76.3 % des dépenses et 78 % des recettes sont affectées à la métropole.

Concernant le dossier social, il reste délicat et la situation est toujours tendue. Un préavis de grève a été déposé, conjointement par les organisations syndicales du Grand Lyon et du département pour ce jeudi. Dans leur ligne de mire, le temps de travail et les rémunérations, deux sujets qui cristallisent les mécontentements.

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Commentaire 1
à écrit le 06/11/2014 à 17:50
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Une précision : ce ne sont pas seulement la droite et le centre qui ont protesté contre le découpage annoncé de la métropole mais également EELV, Gauche solidaire et citoyenne et GRAM. Il serait bon de vérifier vos sources afin de respecter une objec...

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