French Tech : Cowork in Grenoble quitte le lieu Totem pour de nouveaux projets

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(Crédits : DR)
A compter de janvier prochain, les bureaux de Cowork in Grenoble devraient déménager du Totem de French Tech in the Alps, pour s’installer au sein d’un nouvel espace en plein développement, situé dans le quartier Saint Bruno. Son fondateur évoque également les grandes lignes d’un autre projet qui lui tient à cœur, et dont le développement n’est toutefois pas attendu avant 2022.

Avec près de 450 membres répartis sur Grenoble, Voiron et Crolles, Cowork in Grenoble constitue l'un des pionniers de la scène du coworking grenobloise. Après un premier déménagement réalisé en 2015 de la rue Servan pour rejoindre les locaux de French Tech in the Alps au sein du quartier Chavant, l'espace de coworking (150 adhérents à Grenoble pour 200 000€ de CA) est à nouveau sur le point de faire ses valises pour rejoindre un nouvel espace en construction, situé cette fois dans le quartier Saint-Bruno.

"Le Moonshot Lab est un nouveau lieu qui se donne pour mission d'aider les entrepreneurs et les jeunes à créer des entreprises ensemble, en les aidant à avoir accès à un accompagnement et du financement", explique Mathieu Genty, fondateur de Cowork.

Lancé par le Ceo de UshareSoft, Alban Richard, ce nouveau lieu, situé au coin du cours Berriat et de la rue Abbé Grégoire, comprendra près de 1000 m2 répartis, au total, sur trois étages. Avec, au menu, es équipements allant même jusqu'à une salle de cinéma !

"Les travaux sont en cours, nous prévoyons d'emménager en janvier", glisse Mathieu Genty, qui indique que Cowork serait ainsi chargé de l'animation du lieu.

Alors que Cowork disposait jusqu'ici d'un contrat d'animation de l'espace situé au sein du Totem, celui-ci sera prochainement restitué à son propriétaire, sans que plus d'informations n'aient encore été communiquées sur l'avenir de ce lieu existant à ce stade.

"Nous étions partis de la rue Servan pour participer au lancement de la dynamique French Tech de Grenoble (...). Quatre ans plus tard, elle est belle et bien lancée, et nous, on a envie de voguer vers d'autres aventures", avait indiqué Cowork dans sa dernière newsletter, envoyée à la rentrée, à l'ensemble de ses membres.

Avec un fondateur qui n'a jamais caché sa foi dans l'écosystème de l'entrepreneuriat et qui devrait donc continuer à la développer sur un autre site.

Un projet de coliving dans un ancien couvent

Cowork conservera également en parallèle ses deux espaces de coworking de Voiron et Crolles, ouverts respectivement en 2016 et 2017, et songe même déjà à de nouveaux horizons à demi-mots. Avec, dans sa dernière newsletter, un ajout mystérieux : "Pour ceux qui auraient entendu parler "d'un autre déménagement", c'est bien parti mais comme ça ne sera pas pour tout de suite, celui-ci est une étape intermédiaire".

Et pour cause : associé à une autre entrepreneuse (Marie Pesenti) sous l'égide de la structure Grownoble, Mathieu Genty a remporté l'un des six appels Gren'de projets lancé par la Ville de Grenoble pour la restauration du Couvent des Minimes.

Ces appels à projets, initiés en 2017 par la municipalité, visaient ainsi à permettre la réhabilitation de six bâtiments patrimoniaux emblématiques de la ville en proposant aux citoyens et aux entreprises de développer de nouveaux usages. Avec, par la suite, l'idée de proposer ces lieux sous la forme de divers montages juridiques (cessions foncières, baux emphytéotiques administratifs ou de droit privé...). A l'issue d'un processus de sélection en deux phases ayant étudié 39 dossiers, un comité de sélection pluridisciplinaire a retenu, en décembre 2018, quatre projets dont celui de Grownoble pour le couvent des Minimes.

Situé 1 rue du Vieux Temple, dans le quartier des Antiquaires, cet ancien couvent du XVIIe représente ainsi un espace de 4000 m2 ouverts à de nombreuses possibilités. Mathieu Genty y voit enfin le lieu idéal pour développer un projet mêlant du coworking à une résidence de coliving ainsi qu'une offre de restauration. Avec, comme public cible, des étudiants, notamment étrangers, qui rencontrent des difficultés à se loger sur l'agglomération, mais aussi des jeunes actifs et entrepreneurs.

"L'idée est d'expérimenter les solutions de demain pour vivre, travailler et grandir ensemble, de la même façon que nous avons expérimenté le futur du travail il y a 10 ans avec le coworking", résume Mathieu Genty.

Près de 60 lits seraient envisagés sur la partie hostel, contre 40 sur la partie coliving, avec un bâtiment qui pourrait dispenser à la fois de l'offre court et moyen séjour.

Une première étape pour aller plus loin

Si le budget global n'a pas encore été communiqué, la prochaine étape sera de finaliser le montage du projet et de procéder à la signature d'une protocole de partenariat avec la Ville.

"A la suite des délibérations du Conseil municipal identifiant les projets retenus, Gren' de projets est entré dans sa 3e phase, celle des négociations exclusives entre la Ville et les équipes portant les projets arrivés en première position afin de préciser les projets", précisait en mai dernier la Ville, dans un communiqué détaillant l'avancement des projets.

"L'acceptation par le dispositif Gren' de projet est une première étape car elle nous donne le droit de monter le projet et d'aller plus loin", traduit Mathieu Genty.

Seul deux des quatre dossiers retenus (l'Orangerie et le Pavillon de la Caserne de Bonne) ont ainsi déjà franchi la barre de la signature d'un protocole d'entente avec la municipalité. Avec, dans tous les cas, une ouverture qui n'est pas envisagée avant 2022 pour le projet du couvent des Minimes.

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