Le groupe Feu Vert accélère en France

Feu Vert, le challenger français dans l'entretien automobile, vente d'accessoires et pièces détachées avance sur de nombreux fronts : ateliers de proximité, Internet, services divers. Feu Vert basé à Lyon, est majoritairement contrôlé depuis 2007 par Qualium, son capital devra se recomposer en 2015 ou 2016.

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(Crédits : DR)

Feu Vert, challenger de Norauto dans l'entretien automobile et vente de pièces détachées et accessoires, estime que le marché français lui réserve encore un vrai potentiel de progression.

Bernard Perreau, le président, est convaincu que le groupe, basé à Lyon, est loin d'avoir fait le plein des centres auto traditionnels composés d'une zone marchande en libre-service et d'une partie garage, au nombre de 310 dont 180 en franchise. S'ajoutent les ateliers « Feu Vert services » dédiés aux interventions rapides : 23 aujourd'hui mais « nous pouvons en ouvrir 25 par an pendant plusieurs années.

D'une part la formule de la franchise intéresse de plus en plus de personnes et d'autre part ces points services répondent à une demande de proximité », plaide le président. Autre levier de développement les centres « Mondial pare-brise» : 266 existent à ce jour spécialisés dans le remplacement de pare-brises et très liés aux compagnies d'assurance.

 Premiers pas dans les conciergeries d'entreprises

Feu Vert, dont le réseau compte 7500 personnes pour 650 millions de chiffre d'affaires 2013 et près de 10 % d'excédent brut d'exploitation,  mise beaucoup sur les services d'accompagnement. Ainsi, il a conçu une offre spécifique pour les opérateurs de conciergeries d'entreprises visant à soulager les salariés dans différentes tâches de la vie quotidienne.

Et, « la voiture reste une contrainte, en particulier pour ceux qui résident dans les grandes villes », justifie Pascal Fraumont, directeur du marketing de Feu Vert. « Nous avons ainsi démarré avec Circles, filiale de Sodexo, pour le campus de Bezons dans le Val d'Oise, où se situe notamment Atos. Nous avons aussi signé avec Seb, via son prestataire Jour de Printemps ».

Crédit consommation

Sa bonne résistance, Feu Vert l'a également confortée en se tournant vers les flottes d'entreprises, sur lesquelles les crises économiques, notamment celle de 2008/2009 n'ont guère d'impact. Alors qu'il était plutôt en retard par rapport à ses concurrents, dans le domaine du digital, le groupe dit avoir engagé une vraie révolution il y a deux ans en développant l'e-réservations et achats en ligne.

Enfin, il a repris l'offensive dans le domaine du crédit à la consommation : « nous avons rompu notre partenariat avec Cetelem en 2009 au profit de Cofidis. Notre taux de recours au crédit auprès de nos clients tombé à 1,5 % il y a 5 ans est remonté à 4,8 % en 2013 et nous visons 9,5 % en 2014. C'est vertueux pour dynamiser notre chiffre d'affaires quand le pouvoir d'achat s'effrite », reconnaît Bernard Perreau.

Espagne, Portugal et Pologne

Feu Vert est aussi présent à l'étranger exclusivement sous forme de succursales, en Espagne (85 centres), au Portugal (12) et en Pologne (20). Autant de pays où les ambitions restent mesurées même si la péninsule ibérique est sortie du mauvais temps économique depuis septembre 2013. En Amérique du Sud il a mené une étude, mais sans suite, à ce stade.  

Contrôlé depuis 2007 à 60 % par Quelium (groupe Caisse des dépôts et consignations), aux cotés de Moyonneur, distributeur de matériels de travaux publics, (34 %) et du management (6 %), le groupe se donne encore jusqu'en 2015 ou 2016 avant de procéder à une nouvelle recomposition de son capital

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