Emin Leydier confirme ses investissements pour 2019

Quelques mois après son rachat par l’espagnol Saica, l'Aindinois Emin Leydier confirme la mise en oeuvre de son plan d'investissement pour ses huit sites français en 2019.

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(Crédits : A.T.)

Le 1er mars dernier, le groupe Emin Leydier annonçait qu'il passait dans le giron du groupe familial espagnol Saica. L'entreprise française, issue de la fusion en 1975 de la Cartonnerie Emin et des Papeteries Leydier, en finissait avec son histoire familiale française, alors qu'elle avait atteint un chiffre d'affaires de 378,4 millions d'euros en 2017, pour un millier d'employés sur ses différents sites en France.

Décision américaine

"Cette cession est l'issue logique de la recapitalisation d'Emin Leydier", explique Thierry Emin, le directeur général d'Emin Leydier, en marge d'un entretien sur la nouvelle stratégie de l'Oyonnax Rugby, dont il est président.

Lors de la crise de 2009, les familles Emin et Leydier, alors majoritaires, avaient dû faire face à une crise de trésorerie majeure, après avoir beaucoup investi lors des années précédentes.

"Nous nous sommes recapitalisés avec un fonds américain, qui est alors devenu majoritaire", rappelle-t-il.

En 2009, le fonds d'investissement First Eagle Amundi International avait acquis 51% du capital d'Emin Leydier, sauvant ainsi du dépôt de bilan le groupe de l'Ain, lourdement endetté. Les familles fondatrices conservaient alors 47% des actions, et elles concluaient un pacte d'actionnaires les engageant à suivre les décisions du fonds américain.

Lire aussi : Emin Leydier - Saica : les raisons stratégiques d'un rachat

Mais First Eagle n'avait pas vocation à rester actionnaire à long terme. "En 2016, il nous ont annoncé leur volonté de céder leurs actions", précise Thierry Emin. La Banque Rothschild a été chargée de lancer des enchères, qui se sont donc concrétisées au printemps dernier. Et comme l'acheteur, le groupe espagnol Saica, voulait acheter la totalité du capital, les familles Emin et Leydier ont été entraînées dans cette vente.

Investissements poursuivis

"L'entreprise familiale Saica (9 000 employés, 2,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ndlr) correspond à ce que nous voulions pour notre entreprise. Ce sont de très grands professionnels en papeterie et en cartons ondulés. Déjà très présents en France et en Europe, ils sont les partenaires idéals pour l'avenir d'Emin Leydier", affirme Thierry Emin.

Saica se positionne désormais comme le troisième fournisseur d'emballages en carton ondulé sur le marché français, et dans le peloton de tête au niveau européen.

Le plan d'investissements qui avait été validé par les anciens actionnaires sera mis en oeuvre comme prévu sur ses huit sites français en 2019, souligne Thierry Emin.

"Quelques mois après la vente, nous ne sommes pas déçus. Pour nous, les familles fondatrices, c'est une vraie réussite", assure-t-il.

Quelques mois après la vente, la société Emin Leydier demeure en tant que telle, avec son siège dans l'Ain. Mais il n'est pas exclu que la marque commerciale change à terme, précise le directeur général.

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