General Electric Hydro : un accord sans triomphalisme

Après plusieurs mois de lutte, un accord a été finalement trouvé. L'intersyndicale de la branche Hydro de General Electric (GE) vient de signer un accord avec la direction. Il prévoit finalement la suppression de 293 postes, au lieu de 345 prévus. Une faible victoire toutefois pour les syndicats, mais qui évoquent la nécessité de sortir de l'impasse, presque un an après l'annonce du PSE.
(Crédits : Stephane Mahe)

Réunis en intersyndicale, les trois syndicats de GE Hydro ainsi que des représentants de la direction ont finalement signé un accord vendredi dernier, à l'issue de plusieurs mois de conflit autour du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) concernant l'avenir du site de Grenoble.

Depuis quelques semaines, les deux parties avaient accepté de retourner à la table des négociations, alors qu'un volet de la première version du plan, soumis par la direction en début d'année par la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) avait été retoqué en raison des catégories professionnelles touchées.

D'après la nouvelle version de l'accord, ce seraient 293 postes, et non plus 345 comme initialement prévu, qui seront touchés par ce PSE sur les 845 emplois présents sur le site.

Ce serait donc un peu moins d'une centaine de postes qui seront ainsi sauvegardés par ce nouvel accord. Pour autant, l'heure n'est pas aux réjouissances chez les représentants syndicaux, qui évoquent une signature "avec le cœur lourd" :

"Pour débloquer la situation, il a fallu changer l'équipe de la direction pour avoir un dialogue plus constructif. La confiance qui était tombée à zéro entre les salariés et la direction n'est pas revenue à un niveau normal", affirment-ils, par voie de communiqué.

Si l'intersyndicale affirme qu'elle "ne valide en aucun cas les raisons économiques avancées par la direction pour ce PSE", cet accord aurait "uniquement pour but d'arrêter une situation qui devient psychologiquement intenable".

Les syndicats dénoncent toujours la fermeture de l'atelier fabriquant les roues essentielles aux turbines hydrauliques, dont la date à été repoussée à 2019. Ce délai suffira-t-il à convaincre un futur repreneur potentiel ?

En attendant, ce nouvel accord de méthodologie sur le PSE devrait être présenté rapidement aux principales instances représentatives (le CCE, le CE et le CHSCT) tandis que la nouvelle version du plan sera une nouvelle fois transmise à la Direccte pour validation.

Un plan de départs volontaires sera ensuite mis en place sur trois mois avant que les premières lettres de licenciement ne commencent à être envoyées à l'automne.

La direction n'a, à ce stade, pas répondu à nos demandes d'interviews.

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