Economie "bienveillante" : pourquoi le serial-entrepreneur Tony Parker investit aux côtés de l'ex-fondateur de SodaStream ?

L'ex-basketteur professionnel et entrepreneur, Tony Parker est devenu actionnaire de la marque de boisson en poudre à peine née, Smart Good Things, dont le QG est basé à Saint-Étienne et qui défend un ADN bien particulier. Serge Bueno, son fondateur aussi à l'origine de la marque SodaStream (ex-SodaClub), souhaite en effet développer un business model où une partie de ses bénéfices seront reversés à des organismes de formation ou caritatifs. Un parti pris qui a convaincu le serial-entrepreneur Tony Parker.

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(Crédits : DR ZFA)

Serge Bueno, fondateur de Smart Good Things, n'en est pas à son coup d'essai avec le marché de la boisson, car il est aussi à l'origine de SodaStream (ex SodaClub). L'idée de créer Smart Good Things, une gamme de boissons en poudre, a germé en novembre 2008, "Je me suis aperçu que les consommateurs étaient adeptes de la boisson à domicile, mais qu'il fallait simplifier le process", explique Serge Bueno.

S'en est ensuite suivie "une longue histoire de recherche et développement pour développer la boisson." Avec trois éléments en ligne de mire : une boisson gazéifiée, des arômes naturels et des bénéfices pour la santé.

Douze millions d'euros d'investissements plus tard, Smart Good Things a lancé ce mois-ci sa gamme de cinquante produits et a séduit un actionnaire de taille : l'ex-basketteur professionnel Tony Parker.

"Ca rentre dans ce que je fais déjà avec l'éducation"

Après avoir pris la présidence de l'ASVEL, créé l'Adequat Academy, racheté une station de ski à Villard-de-Lans (Isère), puis un domaine viticole dans le Var, mais aussi une écurie de chevaux de courses, Tony Parker se lance donc dans la boisson en poudre... Pour quelle raison ?

"On s'est rejoints sur des valeurs, la rencontre s'est faite naturellement, explique-t-il, lors du lancement du produit au coeur d'une pharmacie lyonnaise. Je suis animé par la transmission, j'adore ce que j'entreprends à travers mes académies ou le sport féminin, donc quand Serge Bueno m'a expliqué qu'on pourrait faire une boisson dédiée au bien-être et reverser 25% des gains pour aider des causes, il m'a convaincu. Et les produits sont bons."

En effet, pendant le confinement, l'initiative "J'aime mon bistrot" a inspiré Serge Bueno qui a ensuite souhaité "appliquer la générosité à [son] entreprise." Ainsi, quand Smart Good Things développera un produit estampillé par une marque - le PSG par exemple -, les bénéfices des ventes iront à une cause choisie conjointement  (formation, insertion...).

Pour le moment, alors que la marque vient d'être lancée, Smart Good Things a déjà reversé 404.000 euros à l'école 15 et au centre de formation du PSG, pour témoigner de son engagement.

Du côté de Tony Parker également, l'envie de "faire une différence" aurait aussi motivé son geste : "J'avais envie de redonner à la communauté. J'ai toujours pris au sérieux mon rôle d'ambassadeur dans le basket français, et maintenant, j'investis dans l'éducation avec l'Académie et je me dis que le bien-être est quelque chose de très important".

Une philosophie qui driverait selon lui désormais ses investissements : "il y a le sport, l'équitation, l'art de vivre avec la vin, car je suis Français et j'aime profiter des belles choses de la vie... Par rapport à Smart Good Things, quand Serge m'a présenté le projet et le fait qu'on allait aider des causes qui nous tiennent à cœur, ça rentre dans ce que je fais déjà avec l'éducation", poursuit le président de l'ASVEL, qui n'a cependant pas souhaité préciser le montant de l'enveloppe investie au coeur de ce nouveau projet.

Une stratégie déjà tournée vers les Etats-Unis

En Europe, l'allemand Döhler se pose comme le leader des poudres destinées au marché des boissons. C'est donc lui qui fabriquera les produits de Smart Good Things. "C'est c'est le seul capable de faire ça", commente Serge Bueno. La production est pour le moment calibrée sur 30.000 boîtes, "mais on va augmenter", assure Serge Bueno.

Le packaging est quant à lui fait en France, vers Saint-Étienne, là ou se situe le QG de la marque et aussi le premier partenaire à s'être engagé à reverser des bénéfices à une cause : l'ASSE.

Le fondateur de Smart Good Things espère commercialiser ses produits dans plus de 1.000 pharmacies d'ici la fin de l'année et dans une centaine d'hyper et supermarchés.

La marque vise "ceux qui en ont marre de la junk drunk", sans âge ou genre en particulier. "Quatre médecins et thérapeutes, dont un nutritionniste du sport au capital de la société", atteste Serge Bueno.

Après la France, l'international. "Tony Parker sera aussi un ambassadeur de marque, actif et engagé dans le projet, notamment l'ouverture vers les États-Unis", assure Serge Bueno. Ce que confirme l'intéressé : "J'ai la volonté d'accompagner le mieux possible, pour faire grandir cette marque en France et à l'international et au États-Unis, être présent au quotidien pour accompagner la stratégie."

Du temps qu'il va falloir trouver pour l'entrepreneur. "Toutes les personnes avec qui je fais des choses sont au courant de mon univers et vous allez vous en rendre compte en septembre, quand tout sera mis en place", a conclu Tony Parker. En attendant, le basketteur pourrait bien continuer son bonhomme de chemin avec sa casquette d'investisseur, comme en témoigne les derniers mois passés.

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