55 millions pour les capsules de café de JDE Peet’s, fabriquées dans la Loire

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(Crédits : DR)
[La relance vue d'ici] Le marché de la dosette de café en aluminium est en plein essor, accéléré largement par la crise du Covid-19 et le télétravail. Pour faire face, les géants du marché se lancent dans une course effrénée aux capacités de production. A l'image du Néerlandais JDE Peet’s (L'Or, Senseo, Grand'Mère, Illy, etc...) qui se prépare à investir 55 millions d’euros dans son usine ligérienne afin d’augmenter de 60% ses capacités de production.

Le premier confinement a été plus que bénéfique au café portionné, et notamment aux dosettes aluminium. Les amateurs de café, contraints au "remote", se sont en effet rués sur leurs cafetières domestiques, au détriment des grosses machines traditionnelles installées sur les lieux de travail. Le reconfinement devrait probablement conduire aux mêmes effets.

Dans ce contexte, les acteurs du marché doivent renforcer leurs positions pour anticiper une croissance de la demande, qui surfait déjà sur une tendance très positive, avant même cette pandémie. Selon Euromonitor, le segment du café proportionné est actuellement estimé à 17 milliards d'euros dans le monde et devrait croître à un taux annuel de 7,8% pour atteindre 23 milliards d'euros d'ici 2024.

Après Nespresso, leader du marché de la dosette alu qui a annoncé au début de l'été un investissement de 151 millions d'euros pour agrandir son usine suisse de Romont (+300 emplois dans les 10 prochaines années), c'est au tour de son challenger JDE Peet's côté à Amsterdam (CA 2019 : 6,9 milliards d'euros ; 21.255 salariés dans le monde) de dégainer l'artillerie lourde.

Toujours selon Euromonitor, avec ses marques L'Or, Jacob's, Peet's, Senseo, Grand'Mère, Illy ou encore Tassimo, le groupe néerlandais détient déjà 17% des parts mondiales de ce marché, sur lequel il s'est positionné seulement depuis 2016. Et il ne compte pas s'en tenir là, dans l'ombre de Nespresso et de son célèbre « What Else ? ». "Nous avons été les premiers à introduire des capsules de café en aluminium en grande distribution en 2016, stimulant ainsi la croissance de la catégorie café, augmentant l'offre pour les consommateurs et créant de la valeur pour nos clients. Ce nouvel investissement stratégique garantit que JDE Peet's est bien positionné sur le marché pour accompagner le développement de ce segment", justifie ainsi dans un communiqué, Fabien Simon, CEO du groupe.

Nouvelles lignes de production dans la Loire

Pour augmenter ses capacités de production de 60%, JDE Peet's va ainsi investir 110 millions d'euros dans les prochains mois. Dont la moitié au moins sur son usine d'Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire. Cet investissement lui permettra de financer une extension du bâtiment ainsi que la mise en place de nouvelles lignes de production. L'ensemble devrait être opérationnel pour l'été 2021.

Ce site de 400 salariés est aujourd'hui le bras armé du groupe en matière de dosettes aluminium. Seule usine positionnée sur ce marché, elle vient de produire sa 10 milliardième capsule de café en aluminium et alimente 47 pays. "C'est une vraie fierté pour nous d'être une nouvelle fois choisis par le groupe pour cette augmentation de capacité", se réjouit Chrystel Stouvenel, nouvelle directrice du site.

L'ingénieure en emballage et conditionnement, arrivée tout droit d'un poste de responsable de production pour Nescafé Dolce Gusto, a succédé cet été à Khalil Toufik, promu dans de nouvelles fonctions aux Pays-Bas. "Une fois encore, nous avons su prouver notre excellence et notre compétitivité grâce à l'engagement des équipes". La nouvelle directrice met notamment en avant l'excellence environnementale, avec un recyclage de l'ensemble des rebuts et une performance de "zéro enfouissement".

Encore 55 millions à conquérir

Cet investissement de JDE Peet's sera accompagné par un nombre conséquent de recrutements, pas encore suffisamment défini néanmoins pour que la marque ne communique un chiffre précis.

Ces quatre dernière années, l'usine ligérienne a bénéficié de quelque 200 millions d'euros d'investissements et a recruté plus de 150 salariés. Ses effectifs ont été doublés en deux ans.

L'autre moitié de l'enveloppe globale des 110 millions d'euros sera affectée dans les mois à venir. L'usine d'Andrézieux, en concurrence avec d'autres usines du groupe en Europe, devra encore prouver sa performance si elle veut décrocher une nouvelle fois le gros lot.

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