Comment Boldoduc s'est convertie à la production agile

 |  | 287 mots
Lecture 1 min.
(Crédits : DR)
Initiative. Le spécialiste du textile à usage technique, Boldoduc (400 salariés en France et en Tunisie, 15 millions de chiffres d'affaires avant la crise) a été l'un des premiers industriels lyonnais à répondre à l'appel à projet de la DGA pour produire des masques en tissus tri-couches.

En quinze jours, les équipes de Jean-Charles Potelle, associées à d'autres industriels pour la fourniture de certaines pièces et tissus, ont sorti un prototype qui, au départ, était fabriqué par un réseau de 500 couturiers et couturières à domicile. Ensemble, ils produisaient 130.000 masques par semaine, "une cadence insuffisante pour l'époque", se souvient le dirigeant. Très rapidement, l'idée d'une usine éphémère prend forme.

Horaires à la carte

Boldoduc, qui veut investir 200 000 euros dans 100 machines, obtient de la métropole de Lyon un bail temporaire pour s'installer dans les anciennes usines Fagor, un site industriel en mutation qui abritait peu avant les installations de la Biennale d'art contemporain de Lyon. L'industriel lance, avec Pôle emploi, une campagne de recrutement massive. Près de 300 personnes postulent : l'usine de 70 personnes se met en route. L'unité de production éphémère produit 1 million de masques en trois mois.

« Nous avons travaillé sur une dynamique nouvelle et avons imaginé un mode de production agile, pour nous adapter aux contraintes de la crise, en proposant des plages horaires à la carte. Nous avons recruté par téléphone, sur la compétence uniquement et composé avec une équipe de 15 nationalités différentes, allant de 17 à 65 ans », s'enthousiasme le dirigeant.

Même si l'atelier devait fermer fin juillet - comme cela était prévu au départ - l'expérience a sauvé l'entreprise, estime son dirigeant qui envisage de conserver 15 à 20 de ces salariés éphémères pour monter un atelier de production de masques personnalisés dans son siège social de Dardilly, près de Lyon. Il espère poursuivre les expérimentations de cette période, comme offrir « la possibilité de travailler mieux et différemment ».

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :