Pourquoi le CNES choisit Lyon pour son observatoire de prospective spatiale

Le Centre national d'études spatiales (CNES) officialise la création de Space'ibles, son observatoire de prospective spatiale. En choisissant Lyon, l'établissement chargé notamment d'inventer les systèmes spatiaux de demain, envoie un signal fort : le futur de l'espace ne se limitera plus qu'au seul secteur spatial et à ses places fortes traditionnelles.

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(Crédits : © CNES/MALIGNE Frédéric, 2017)

Smart cities, changement climatique, boom des applications et de la data, le spatial investit tous les territoires et de plus en plus de secteurs sont demandeurs de solutions spatiales pour des besoins sociétaux. C'est pour faire face à ces nouveaux enjeux que le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) a lancé, à Lyon, son observatoire de prospective spatiale, Space'ibles.

38 organisations

Prospectives sociétales, enjeux éthiques, cadre juridique, futur des villes avec l'intervention de Pierre Houssais, directeur de la Prospective et du Dialogue public de la Métropole de Lyon, solutions pour le climat, souverainetés de la donnée... autant de questions qui ont mobilisé une petite trentaine de participants, venus de tous horizons, à Lyon.

Pour le moment, 38 organisations ont rejoint le mouvement. Si certaines sont issues du spatial, la majorité n'intervient pas directement sur la question.

"L'idée, c'est de constituer un réseau collaboratif composé d'horizons divers, comme des organismes de transport, des assurances, de l'énergie, de l'agriculture, des think-tanks de prospective et de géopolitique, des anthropologues, et même des auteurs de science-fiction pour ouvrir le champ des futurs possibles", avance Murielle Lafaye, animatrice de Space'ibles.

Pourquoi choisir Lyon ?

L'espace fait déjà face à l'arrivée massive d'acteurs avides de technologies spatiales (satellites, observations de la terre, avancées en médecine...) qui deviennent de plus en plus accessibles, portées par les investisseurs privés.

"Nous avons volontairement choisi Lyon qui n'est pas un territoire où le secteur du spatial et du satellite est très représenté. Nous pensons qu'il est nécessaire de nous ouvrir à des secteurs qui sont en dehors de notre périmètre classique comme l'intelligence artificielle, les nanotechnologies, les biotechnologies ou les nouvelles énergies", souligne Gilles Rabin, directeur de l'innovation, des applications et de la science.

Ainsi, Lyon devient le symbole du futur du secteur spatial, choisit pour son avancée en matière de santé. En effet, le CNES a signé un partenariat avec LyonBiopole pour mener ensemble des réflexions stratégiques. 

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