Linksium, la SATT grenobloise mise sur la création d'entreprises

La société d'accélération du transfert de technologies (SATT) grenobloise met l'accent sur les créations d'entreprises. Avec un budget de 57 millions d'euros sur dix ans, la structure souhaite déjà , pour 2016, accompagner 16 fondations de startups à haute valeur technologique.

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(Crédits : DR)

"Alors que la plupart des SATT défendent un modèle de transfert de technologie basé sur le licensing, notre structure se veut particulière, en s'orientant davantage sur l'incubation de projets de création d'entreprises et les prises de participation dans les startups", estime Gilles Talbotier, président de Linksium, la SATT qui rayonne sur l'académie grenobloise.

La prise de participation se fait en numéraire, puisque Linksium s'engage à prendre 10 % du capital initial de toutes les entreprises créées, et ce, de manière systématique.

Nées dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA), les sociétés d'accélération du transfert de technologies (SATT), au nombre de 14 sur le territoire national, ont pour vocation de fédérer les cellules de valorisation des sites universitaires et laboratoires de recherches publiques, et in fine, d'encourager le développement des projets de recherche vers l'industrie.

57 millions d'euros de budget sur 10 ans

"La structure grenobloise a été labellisée en 2013, pour une création effective en juillet 2014", rappelle le président. Cette fondation a permis de fédérer plusieurs sites du pôle universitaire grenoblois, à l'instar du Grain (Incubateur d'entreprises), Pétale (pépinière d'entreprises technologiques) et Gravit (maturation). Son budget est de 57 millions d'euros répartis sur dix ans.

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L'objectif de la structure est ainsi d'accompagner 50 projets par an dont 75 % en création pure et 25 % de licences directes auprès d'entreprises existantes. Linksium intervient sur deux phases : la maturation du projet puis l'incubation de celui-ci. En 2016, environ 16 projets devraient se transformer en création d'entreprises.

"Soutenir la création d'entreprises propose de nombreux avantages. C'est à mon sens un vecteur d'excellence de transfert technologique, dans la mesure où il y a une approbation totale des équipes de chercheurs et donc une énergie forte des fondateurs, supérieure à celle des grands groupes qui pourraient utiliser la technologie", souligne Gilles Talbotier.

Rapprocher entrepreneurs et chercheurs

Mais si les chercheurs sont à l'origine de la technologie et de sa maturation, l'idée est de les faire se rapprocher d'entrepreneurs afin d'assurer le développement du projet, notamment dans sa phase d'incubation. "C'est à ce stade, sensible, que le projet deviendra entreprise", détaille le président de la SATT.

"En ce sens, nous avons développé une plateforme, Share-K, qui permet la mise en relation pour ceux qui souhaitent rejoindre une startup", souligne-t-il. Une centaine de CV est déjà en ligne. Mais l'objectif est de maintenir un rôle important des chercheurs dans cette nouvelle entreprise, par exemple en leur confiant un rôle de directeur de recherche ou de conseiller scientifique au sein de la nouvelle startup.

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Concernant les profils des projets soutenus, "ils collent à l'ADN grenoblois". 30 % sont issus des TIC, 40 % de la santé et 30 % de l'énergie/environnement. A noter également la volonté de la SATT de soutenir des projets de recherche dans le domaine des Sciences humaines et sociales. Encore une particularité de Linksium.

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Commentaires 2
à écrit le 30/08/2016 à 23:14
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Super ! Article apportant une information dans laquelle je me noie. Suis-je en période d'incubation ? de floraison ? de maturation ? J'ai entrepris il y'a 27 ans, en pleine jeunesse, pour une entreprise concrète et locale dans son environnement. ...

à écrit le 30/08/2016 à 17:26
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Magnifique. Non content de (sur)taxer les entreprises et les entrepreneurs, l'état a trouvé le moyen de taxer les entrepreneurs en leur piquant 10% dès la création, car ce "droit de cuissage" estampillé SATT est bien obligatoire. Et tout ça pour f...

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