Des biotechs pour "rendre l'innovation plus agile" (Hacking Health Lyon)

 |  | 1298 mots
Lecture 8 min.
Gérald Comtet, président d'I-Care Lab et organisateur du Hacking Health Lyon, rappelle que le corollaire de l'innovation est la contrainte : la phase de crise que l'on connait actuellement a en ce sens stimulé les initiatives.
Gérald Comtet, président d'I-Care Lab et organisateur du Hacking Health Lyon, rappelle que le corollaire de l'innovation est la contrainte : "la phase de crise que l'on connait actuellement a en ce sens stimulé les initiatives". (Crédits : i-care LAB / Hacking Health Lyon)
ENTRETIEN. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’innovation en santé s'est retrouvée elle aussi boostée par la pandémie au cours des derniers mois. Rôle des biotechs, place de l'innovation collaborative, mais aussi nouveaux concepts nés de la crise actuelle... Le directeur de l’i-Care Lab et organisateur du Hacking Health Lyon, Gérald Comtet, revient sur un secteur qui a désormais tendance à créer à plusieurs et en s'emparant des problématiques du quotidien.

LA TRIBUNE AUVERGNE-RHONE-ALPES- Alors que nous venons de passer une année assez inédite pour l'écosystème de la santé, vous avez tenu récemment la cinquième édition du Hacking Health à la mi-janvier. Comment a évolué l'innovation collaborative depuis la création de cet hackathon, spécialisé dans le domaine de la santé et le médico-social ?

GERALD COMTET - "L'innovation collaborative que l'on observe vient surtout résoudre des problèmes de terrain, provenant des établissements de santé ou des patients, et cette tendance a été exacerbée par la crise sanitaire et le confinement. On l'a observé à plusieurs reprises au sein de notre Hackathon, où nous avons par exemple distingué le projet de borne interactive Marti, qui est né de problématiques rencontrées par les soignants, qui recevaient des patients aux urgences avec lesquels ils devaient échanger, mais qui parlaient difficilement le français.

Autre exemple : le petit robot Jo, qui aide les jeunes patients asthmatiques pour l'observance de leurs traitements. Il a vu le jour pour aider les parents de ces enfants, confrontés à des difficultés de prise du traitement au quotidien. C'est l'ADN du Hackathon que de s'emparer de problématiques du quotidien, avec une dimension moins médicale et plus sociale, et d'amener les gens à collaborer qu'ils soient designers, développeurs, ou techniciens."

On évoque souvent la région AuRA comme un terreau pour l'industrie pharmaceutique et les medtechs : plus largement, a-t-on des atouts en présence pour développer une innovation...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :