Comment la French Tech tisse sa toile en Suisse

Le hub french tech fondé en Suisse en septembre a pour mission de connecter les entrepreneurs français et l'écosystème helvétique. Il a le potentiel pour devenir le plus grand réseau du label, estiment ses promoteurs.

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(Crédits : French Tech Suisse)

Les hubs French Tech sont présents sur tous les continents. New York, Moscou, Tokyo, Cape Town, São Paulo, Barcelone,...En tout, 22 villes accueillent un centre français de promotion de l'innovation technologique. Depuis septembre 2017, un petit dernier a rejoint ce réseau: la French Tech Suisse. "Il nous était impossible de fonder un unique hub à Berne pour des raisons logistiques. C'est pourquoi nous avons créé de petites cellules à Genève, Lausanne, Bâle et Zurich, pour rayonner sur l'ensemble du territoire", raconte Haider Alleg, président de l'association.

Bannière de l'écosystème startup de France

L'organisme se définit comme un pont pour les startups, entre la Suisse et la France. Le hub a un potentiel de développement énorme puisque le pays abrite la première communauté de Français à l'étranger, avec 180.000 expatriés. "Sur papier, nous avons la possibilité d'être le plus gros French Tech Hub du monde", explique-t-il.

Mais la French Tech, c'est quoi? "C'est un label qui vise à dynamiser les tissus économiques des métropoles. C'est aussi devenu un réseau international", répond Haider Alleg. Initiée par le gouvernement français en 2013, la marque au coq rouge avait pour but la croissance des startups d'une part, et leur rayonnement international d'autre part, grâce à une identité visuelle commune et un réseau d'échanges.

Facilitateur de business international

La French Tech Suisse a choisi remplacer le coq par une vache d'alpage, et de ne pas s'imposer de restriction chauvine.

"Nous aidons des sociétés françaises qui souhaitent s'implanter en Suisse. Et inversement, nous donnons un coup de pouce aux entreprises helvétiques qui veulent accélérer leur développement en France. Mais notre assistance n'est pas réservée aux Français, ou aux sociétés ayant un lien avec l'Hexagone. Nous avons déjà appuyé des entrepreneurs zurichois, par exemple. Ils voulaient fonder leur startup sur le marché suisse et, grâce à notre réseau, ils ont trouvé des clients potentiels".

L'association veut principalement organiser des évènements entre entrepreneurs et des excursions à l'étranger. Le hub vise trois grandes conférences annuelles, avec un intervenant d'envergure à la "swissitude" affirmée. Puis, il souhaite poursuivre ce qu'il a déjà mis en place, soit de petites rencontres plus informelles de networking car "les entrepreneurs n'ont pas toujours envie de rester assis à écouter. Ils veulent discuter et échanger des cartes", selon Haider Alleg.

Finalement, l'association ambitionne de planifier des échanges internationaux avec d'autres hubs French Tech à travers le globe: "Nous nous lancerons sur ce segment dès que nos moyens nous le permettront".

Sur le modèle londonien

C'est après avoir assisté à un évènement de French Tech London qu'Haider Alleg a fondé l'organisme. De retour en Suisse, il se désolait de l'absence d'un tel outil pour dynamiser la large communauté locale. Après avoir reçu le feu vert du gouvernement français et avec l'aide de Raphaël Grieco, vice-président de l'association aujourd'hui, La French Tech Suisse naît en septembre 2017. «Nous avons été surpris par l'enthousiasme suscité par notre premier rassemblement au fintech Fusion de Genève. Plus d'une quarantaine de personnes s'était déplacée, ce qui est significatif d'un vrai un besoin pour le public présent composé d'entrepreneurs français mais aussi suisses et internationaux».

La taille de la French Tech Suisse est encore réduite, avec moins d'une dizaine de sociétés membres, mais l'appel à candidatures ne date que de fin décembre. La plateforme propose différentes formes de cotisations pour bénéficier de ses services, de la participation individuelle d'une centaine de francs par année, à la contribution d'entreprise qui s'élève jusqu'à 1500 francs.

Le modèle qui inspire Haider Alleg, c'est le hub londonien. «Ce centre a atteint une belle maturité dans son fonctionnement, dans les sujets abordés et dans les typologies d'évènements. C'est devenu un vrai outil de promotion économique, ce à quoi nous aspirons», conclut-il.

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