Lyon French Tech : Patrick Bertrand passe le relais, Olivier de la Clergerie dans les starting blocks

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
L'actuel président de Lyon French Tech, Patrick Bertrand, ne postulera pas à un nouveau mandat. Selon nos informations, Olivier de la Clergerie, co-fondateur de LDLC.com, figure dans la short-list pour lui succéder, même si d'autres candidatures devraient se manifester. Verdict dans quelques semaines.

Selon nos informations, Patrick Bertrand, président de l'association Lyon French Tech, ne briguera pas un nouveau mandat au sein de cette structure qui fédère l'ensemble de l'écosystème numérique lyonnais. Le dirigeant, qui a également annoncé son départ de l'éditeur de logiciels Cegid au début du mois de mars, avait été nommé à la tête de Lyon French Tech lors de son lancement, en mai 2015, dans la continuité de la labellisation du territoire métropolitain actée en 2014. Son mandat s'achevant au mois d'avril 2017, il ne sera pas candidat à sa propre succession.

"Autant je pense que le management au sein d'une entreprise nécessite une certaine longévité, autant je suis persuadé que la gouvernance d'une structure qui vise à fédérer et à animer un écosystème doit être en mouvement régulier. C'est une décision que j'avais en tête depuis le début de mon mandat et qui correspond à mon caractère", assure le protagoniste, contacté par Acteurs de l'économie - La Tribune.

"Patrick Bertrand a fait un travail exceptionnel de construction, de recherche et de consensus, de rassemblement des différents membres : entreprises, institutionnels et startups. Cette synergie est désormais une vraie force pour l'écosystème. Il a également beaucoup œuvré à la valorisation des acteurs en dehors du territoire et notamment à Paris, analyse un des membres du conseil exécutif de Lyon French Tech.

Pour le dirigeant, l'heure du bilan n'est pas encore arrivée - il restera en poste jusqu'à fin avril-début mai. Cependant, il donne des clés supplémentaires pour expliquer ce passage de relais. "Lyon French Tech n'est plus une startup en incubation. Elle est passée dans une phase d'accélération, estime l'ancien numéro 2 de Cegid. Nous devrons trouver le profil idéal pour porter cette nouvelle étape de l'association", estime-t-il.

Le patron de LDLC pressenti

Ce "profil idéal" devra être un entrepreneur, dont l'étape de développement de l'entreprise qu'il dirige lui permette d'avoir du temps à consacrer à l'écosystème. "Un président-entrepreneur, c'est important, et cela nous démarquera également des autres associations French Tech", assure l'actuel responsable.

Ainsi, pour prendre la succession de Patrick Bertrand, "7 ou 8 noms sont évoqués. Certains d'entre eux pourraient être présentés lors du prochain conseil d'administration, avant un vote de l'assemblée générale prévue fin avril - début mai", assure un membre du board de l'association. Mais selon nos informations, une candidature se dégage, susceptible de rassembler les suffrages : celle d'Olivier de la Clergerie. Le directeur général et cofondateur de LDLC.com - groupe leader dans l'informatique et le high tech en ligne, qui se développe désormais en boutique et en franchise -, aurait en effet, selon plusieurs acteurs contactés, "toute la légitimité" pour occuper ce poste.

"LDLC est une entreprise ultra-performante, semi-techno, semi-industrielle, avec à sa tête un entrepreneur exceptionnel, très geek, comme en témoignage la présence du groupe sur le segment de l'eSport. Ça serait un choix judicieux", commente un observateur au cœur de la French Tech locale.

Au-delà de ses performances économiques (320,7 millions d'euros de CA en 2016), LDLC, sous l'impulsion d'Olivier de la Clergerie, a mis en place "l'École". Cette structure vise à former les futurs cadres du secteur numérique. Une expérience importante alors que la question de la formation est au cœur des enjeux de la transition numérique des entreprises, mais aussi dans la performance future des sociétés du secteur, en manque de main-d'oeuvre qualifiée. Contacté par Acteurs de l'économie - La Tribune, Olivier de la Clergerie, n'a pas, pour le moment, commenté sa potentielle candidature.

Feuille de route Lyon French Tech

Quelle que soit l'identité du nouveau président, il aura un œil attentif au chantier de la Halle Girard - lieu totem, qui doit fédérer tout l'écosystème numérique et créatif du territoire à partir de septembre 2018. Il devrait également s'inscrire dans les grandes lignes stratégiques abordées lors du dernier conseil d'administration : accélérer le rôle de plateforme de mise en relation, notamment grâce à un nouvel outil technologique en cours de réflexion ; ancrer les actions souveraines de l'association (gestion du pass French Tech, des bourses, etc) ; se positionner en leader ou coleader sur deux ou trois initiatives très ciblées. "C'est un cadre sur lequel le nouveau responsable pourra s'appuyer et bien sûr, il sera en légitimité pour proposer des nouvelles pistes", assure Patrick Bertrand.

Ce dernier ne quittera pas l'écosystème numérique/startup, bien au contraire. S'il n'est pas contre l'idée de rester administrateur, "si les statuts le permettent et si tel est le souhait de l'écosystème", il s'attellera particulièrement à renforcer l'un des ces engagements déjà à l'oeuvre : l'accompagnement des jeunes pousses. Avant peut-être, de créer sa propre startup ? "On est jamais à l'abri d'une belle rencontre", s'amuse-t-il.

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