Loisirs outdoor : Swimmy se rêve en nouveau Airbnb de la location de piscines

Avis de beau temps sur une activité a le vent en poupe en plein cœur de la saison estivale... à condition que la météo soit au rendez-vous. Particulièrement présente en Auvergne Rhône-Alpes, la jeune pousse française Swimmy se voit déjà en futur leader de la location de piscines entre particuliers en France. Elle est d’ailleurs en passe de réaliser l’un de ses meilleurs étés, boosté par la demande post-Covid, et compte bien tripler son nombre de réservations cette année.

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Swimmy mise sur la soif d'activités outdour des Français, renforcée par le Covid, pour continuer de déployer son offre de location de piscines entre particuliers. Autour de Lyon, une centaine de bassins invitent leurs locataires au dépaysement, comme ici à Corbas (Rhône).
Swimmy mise sur la soif d'activités outdour des Français, renforcée par le Covid, pour continuer de déployer son offre de location de piscines entre particuliers. Autour de Lyon, une centaine de bassins invitent leurs locataires au dépaysement, comme ici à Corbas (Rhône). (Crédits : DR/swimmy)

Son idée n'est pas nouvelle, mais elle aura été fortement accélérée cet été encore par la crise sanitaire, qui a incité les Français à prendre leurs vacances au sein de l'Hexagone, mais aussi à rivaliser d'imagination pour étancher leur soif d'activités outdour.

Créée bien avant la pandémie en 2017, la jeune pousse française Swimmy a repris le modèle des grandes plateformes de location en ligne, à l'image d'Airbnb, mais pour un marché bien précis : celui de la location de piscines entre particuliers.

Et pour cause, il existerait en France près de 3 millions de bassins privés, selon les estimations relevées par la plateforme.

C'est même au bord d'un bassin, les pieds dans l'eau, que sa fondatrice, Raphaëlle de Monteynard a eu une idée, en discutant avec l'une de ses amies : rentabiliser l'investissement que peut représenter un tel équipement, souvent sous-utilisé, en proposant à ses propriétaires d'arrondir leurs fins de mois en louant leur piscine. Avec, comme public cible, des Français qui ne partiraient pas en vacances, ou qui n'ont pas la chance de profiter d'un bassin à proximité.

3.000 bassins déjà disponibles en France, dont 466 en AURA

Quatre ans après sa création, Swimmy n'est pas seule sur ce marché (face à des concurrents spécialisés comme Louer une piscine, ou qui proposent plus largement des locations outdour, comme We peps ou Louer dehors).

Mais la jeune pousse s'est déjà taillée un parc d'une certaine envergure, puisqu'elle référence aujourd'hui quelques 3.000 piscines en France, dont 466 en Auvergne Rhône-Alpes. Avec parmi eux, une centaine de bassins situés près de Lyon. Il s'agit là de l'un de ses principaux marchés de la plateforme, aux côtés de l'Ile-de-France et de la région Sud.

Son activité a même cru fortement au cours des trois dernières années. Alors que Swimmy affichait déjà près de 16.000 transactions complétées en 2020 -ainsi que l'objectif d'atteindre désormais les 40.000 cette année-, la région Auvergne Rhône-Alpes n'est là non plus pas en reste, avec près de 380 réservations enregistrées à l'échelle régionale en 2018, puis 1.141 en 2019, ou encore 2.773 en 2020...

Pour les chiffres de l'été 2021, il faudra encore attendre un peu, même si sa responsable de la communication, Sarah Jamy, constate une croissance continue : « Nous avons enregistré un boom des demandes depuis le Covid, et notamment lorsqu'il faisait beau, car la météo demeure l'un des facteurs qui dicte la croissance de notre activité », précise-t-elle. Et ce, même si cette activité demeure cependant encore principalement saisonnière, et réalise l'essentiel de son activité entre mai et septembre.

Un tarif moyen de 18 euros par personne pour une demi-journée

Du côté de son fonctionnement, Swimmy a également a repris les codes de plus grands, et propose, comme son voisin Airbnb, un système de mise en relation et de paiement en ligne, à travers son site comme son application mobile.

Avec, comme sur son voisin américain, un système qui fonctionne avec le règlement d'une commission prélevée sur le montant total de chaque transaction (dont 20% sont à la charge du locataire et 17% à la charge du propriétaire).

Celle-ci comprend notamment les frais de fonctionnement de la plateforme, et intègre une assurance couvrant les dommages matériels susceptibles de survenir lors d'une location, en partenariat avec l'assureur Allianz. « Certains de nos membres les plus actifs ont gagné jusqu'à 11.000 euros l'été dernier en louant leur piscine, ce qui peut représenter un joli pécule », fait valoir Sarah Jamy.

Si chaque propriétaire demeure maître pour fixer à la fois son prix, son calendrier ainsi que ses conditions de location (présence ou non d'enfants, de musique, etc), Swimmy précise qu'en moyenne, une location coûtera 18 euros par personne pour une demi-journée (avec un tarif réduit pratiqué systématiquement pour les enfants).

Avec de l'autre côté, près de 40% des propriétaires composés de personnes âgées ou retraitées, dont les bassins étaient jusqu'ici sous-utilisés. « Cela leur permet également de réaliser des rencontres intergénérationnelles et de briser la solitude, tout en recevant une compensation financière pour l'utilisation de leur piscine ». D'ailleurs, même si cela demeure facultatif, certains membres de Swimmy n'auraient pas hésité à investir ou aménager leur extérieur, afin de proposer certains services annexes comme une douche extérieure ou un bar.

Le grand bain de l'export

Outre le marché français encore en plein développement, Swimmy s'est également jetée dans le grand bain des marchés de l'export.

Avec, depuis début 2021, une présence également en Espagne, Italie, Allemagne ainsi qu'aux Etats-Unis. Pour l'heure, cela ne représente qu'une offre de 500 bassins supplémentaires (dont 200 en Espagne), mais la plateforme confirme que ces marchés se développent.

« Là encore tout dépend de la météo, car nous avons nécessairement été ralentis par les inondations connues par certaines régions comme l'Allemagne », note Sarah Jamy. Pour l'instant, son activité lui permet d'embaucher pour l'heure 10 à 15 salariés, essentiellement de manière saisonnière, et de proposer un service après-vente assuré en interne, basé en région parisienne.

Le tout pour un chiffre d'affaires de 90.000 euros enregistré lors de la clôture de son dernier exercice en mai 2021, qu'elle espère exponentiel puisqu'elle vise déjà à tripler le nombre de ses réservations cet été, en passant à de 16.000 à 40.000 réservations annuelles.

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