Le préaccélérateur de French Tech Saint-Etienne est sur les rails

Six mois après le lancement de son préaccélérateur, In3 (lire Incube à l’anglaise), French Tech Saint-Etienne lance la phase II du programme.
(Crédits : Stéphanie Gallo)

In3 entre dans sa phase II. Celle qui doit accompagner la première promotion jusqu'au prototype. In3 est le premier programme de préaccélération de Saint-Etienne. Piloté par Digital League dans le cadre de French Tech Saint-Etienne, il est porté par plusieurs acteurs du territoire, avec un modèle plutôt original. Car au-delà du soutien, légitime peut-on dire, de Saint-Etienne métropole, In3 est financé par deux banques concurrentes mais unies dans cet engagement local (le crédit Agricole Loire Haute-Loire et la Caisse d'Epargne Loire Drôme Ardèche) ainsi que par une entreprise privée, A-sis, éditeur et intégrateur de solutions pour la logistique. Ensemble, ils ont posé 210 000 euros sur la table pour faire vivre le premier pré-accéléréateur de la Loire.

Prototypage

Un pré-accélérateur se présentant uniquement sous forme de programme, sans espace dédié. "Au contraire de Lyon, par exemple, où les m² sont une denrée précieuse, il ne nous a pas semblé utile de créer un espace à Saint-Etienne pour les faire travailler ensemble", explique Fabien Soler, encore délégué général adjoint de Digital League pour quelques jours. Objectif de cette première année : amener trois startups jusqu'au prototypage.

 Un appel à projets avait été lancé en début d'année par Digiteal League. Le cluster a retenu 5 projets, parmi les neuf candidatures. La première étape a permis de mettre en relation ces jeunes pousses avec des experts afin de faire évoluer leur projet et leur business model (étude de faisabilité, prédiagnostics...). Cette première phase s'est achevée fin novembre.

Vers une seconde promotion

S'enclenche désormais le sprint vers le prototype avec au programme du mentoring, l'intervention d'expert, de l'accompagnement au design thinking...Les porteurs de projets financent entre 20 et 50% des coûts. Seuls trois des porteurs de projets seront soutenus dans cette deuxième phase : Jean-Charles Delobel pour Géoborne (borne autonome de diffusion d'informations digitales en extérieur sur smartphones et tablettes), Anne Agier pour Pupdate (plateforme numérique destinée à favoriser les échanges entre les professionnels du bâtiment) et David Perrin pour Prédisurge (service logiciel permettant d'accompagner la chirurgie sur les anévrisme de l'aorte).

"L'étape du prototype est primordiale", explique Fabien Soler. "La startup qui lève des fonds sur un pitch de 45 secondes et trois slides, c'est une légende !". La phase 3, la dernière, consistera dans l'orientation des projets vers des accélérateurs (Village byCA, Axeleo etc) ou vers des levées de fonds.

Les partenaires sont déjà en discussion pour réinjecter des fonds afin d'accompagner une seconde promotion.

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