French touch : où est la singularité française ?

Julie se lance dans l'aventure entrepreneuriale. Lors de son parcours, elle devra composer avec d'étranges concepts anglophones. Par Alain Asquin, Vice-président de l'université Jean-Moulin Lyon 3, directeur de l'innovation et du développement

2 mn

(Crédits : David VENIER – Université Jean Moulin Lyon 3)

Julie vient de créer sa start-up dans les smart-grids. Sa solution est issue d'une technologie puisée dans une base d'open-innovation qu'elle a dynamisée par de la gamification. Avec Franck, son associé spécialiste du big data, elle y travaille depuis deux ans, au sein d'un espace de coworking très hype.

"Speed business dating"

Elle n'a pas ménagé sa peine, participant à différents boot camp où elle a appris à pitcher. Mieux que lors de ce start-up week-end durant lequel elle a rencontré Franck, qui travaillait jusque-là en freelance.

N'ayant ni parents ni amis entrepreneurs, elle a participé à quelques apéros-networking et s'est même surprise à aimer les séances de speed business dating. Elle sait maintenant que, pour être soutenue en entrepreneuriat, le personnal branding compte autant que l'offre. C'est ce que lui affirme en tout cas son coach, qui l'aide sur les process et l'encourage à passer du temps à faire le buzz.

Design thinking

Pour progresser, Julie s'est inscrite à un programme d'e-learning où elle a accès à différents Mooc. Mais elle préfère finalement le mode blended, qui lui permet de fréquenter le learning center de son université. Le dernier webinar l'a convaincu d'accélérer et de mettre à son agenda des sprints dans une logique de lean start-up.

Il est vrai que le time to market est stratégique dans ce domaine du BtoBtoC. Elle doit donc prochainement mettre en place un protocole de design thinking qu'elle complétera plus tard par la mise à disposition de ses solutions dans un living-lab qui vient justement d'ouvrir en ville.

Singularité

Plus que la technologie, qu'elle termine de stabiliser dans un fab-lab de type media-lab, c'est la qualité de son business model qui inquiète Julie. Si elle a passé le break even, c'est le forecast du Roce (Return on capital employed) qui reste trop faible. Jusque-là, la love money avait suffi à alimenter le cash-flow, mais sa récente opération de crowdfunding a été un échec. Ce n'était pas seulement dû aux incentives.

Elle doit désormais travailler plus sérieusement à son business plan si elle veut financer le scaling. Malgré tout, Julie reste confiante, car elle sait que tout ira bien tant qu'elle saura entretenir sa singularité. Sa French Touch en quelque sorte.

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Commentaires 4
à écrit le 05/11/2015 à 17:34
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Il semble avoir échappé à "Shangai Kid" et "lol" que ce texte était du second degré :-) Merci à l'auteur, moi qui baigne toute la journée dans ce jargon, j'ai été amusé.

à écrit le 05/11/2015 à 15:08
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Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement. Cela est pédagogique , utile , respecteux de l'intelligence des Autres. Se cacher derrière un jargon , s'est avoir peur. En définitive , ce n'est ni savoir faire face , ni savoir penser , ni savoir êt...

à écrit le 05/11/2015 à 13:50
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@l'auteur: Merci pour cette article plein de jargon donc peu compréhensible. Souhaitez vous des félicitations pour votre pseudo expertise de ces anglissismes? Ou est ce que vous avez fait un pari pour caser le plus de jargon?

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